L’hymne national, la Marseillaise, est également défini par l’article 2 de la constitution de la Cinquième République.

Tout comme pour le drapeau, voici quelques points d’histoire sur l’apparition de notre hymne national, et je suppose que vous allez être surpris !

La Marseillaise n’a pas été composée à Marseille

Et non : la Marseillaise n’a pas été composée à Marseille mais à Strasbourg !!!

En 1792, apprès que le Roi de France ait déclaré la guerre à l’Autriche, Rouget de Lisles, un capitaine du Génie en poste à Strasbourg composa un chant qu’il nomma Chant de guerre pour l’armée du Rhin.

Alors pourquoi La “Marseillaise” ?

Ce chant connaît un tel succès qu’il est repris par les fédérés de Marseille lors de l’insurrection des Tuileries le 10 août 1972.

Sa popularité lui permit de devenir chant national le 14 juillet 1795.

Du chant national à l’hymne officiel

Sous l’Empire et pendant la Restauration, cet hymne est interdit jusqu’à la Révolution de 1830. Berlioz va alors orchestrer la Marseillaise et dédie sa version à Rouget de Lisles.

En 1887, une version officielle est adoptée par le ministère de la Guerre de la IIIe République qui avait fait de la Marseillaise l’hymne national en 1879.

L’Education Nationale, dès 1944s puis les constitutions de 1946 et 1958 soulignent l’importance de l’hymne national pour le peuple français.

 

Les paroles

1
Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L’étendard sanglant est levé, (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Egorger vos fils, vos compagnes !

Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons !

2
Que veut cette horde d’esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
Français, pour nous, ah ! quel outrage
Quels transports il doit exciter !
C’est nous qu’on ose méditer
De rendre à l’antique esclavage !

3
Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

4
Tremblez, tyrans et vous perfides
L’opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)
Tout est soldat pour vous combattre,
S’ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux,
Contre vous tout prets à se battre !

5
Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups !
Epargnez ces tristes victimes,
A regret s’armant contre nous. (bis)
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !

6
Amour sacré de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !

7
Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n’y seront plus,
Nous y trouverons leur poussière,
Et la trace de leurs vertus (bis),
Bien moins jaloux de leur survivre,
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil,
De les venger ou de les suivre !

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