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I – Le Blast

Le “blasté” est une victime qui présente des lésions provoquées par l’onde de choc d’une explosion. 

L’onde de choc se propage différement en milieu gazeux, liquide ou solide.

 

En milieux gazeux : 

Les lésions concernent surtout les organes creux.

 

En milieu liquide : 

Les effets de l’onde de choc ne concernent que les parties immergées de l’organisme. En raison de l’oncompressibilité de l’eau, la perte d’énergie est moins rapide qu’en milieu gazeux. La surpression créée est d’autant plus importante que la pression est élevée. En pratique la zone dangereuse autour du point d’explosion est 10 fois plus étendue qu’en milieu aérien et les blast est d’autant plus grave qu’il se produit en profondeur. Les lésions concernent surtout les organes pleins. 

 

En milieu solide : 

L’onde de choc est transmise au corps par un solide avec lequel il est en contact direct. L’incompressibilité augment sa vitesse et réduit l’amortissment, la rendant plus nocive. 

Les lésions concernent surtout l’appareil locomoteur. Selon certains auteurs, le blast solide n’existerait pas, les solides ne pouvant transmettre une variation de pression. 

 

Les facteurs de gravité du blast : 

Facteurs en rapport avec le milieu : 

-Enceinte close, la réverbération crée de multiples ondes dont les pressions de crêtes s’ajoutent. 

-Au voisinage d’un obstacle, une victime placée directement derrière un obstacle sans être à son contact est protégée de l’onde de choc,. Une victime placée à l’avant subit les ondes de choc initiales et reverbérées. 

-Au niveau d’un orifice étroit, l’onde de choc se comporte comme un jet engendre des lésions graves sans sa projection. 

 

Facteurs en rapport avec la victime : 

-La position de la victime par rapport à l’explosion doit être prise en compte. une victime couchée dans l’ace de déplacement de l’onde de choce présente des lésions moins graves qu’en position debout face à l’explosion. 

-Le poids de la victime influe également sur les lésions, celles-ci étant d’autant moins graves que la victime est lourde. 

 

Le blast primaire : 

Il regroupe les lésions dues à l’action directe de l’onde de choc. Le blast primaire est grave, de nombreuses victimes blastées décèdent sur place de lésions associées. 

La blast pulmonaire : Il est principalement responsable de la surmortalité des personnes blastées. Il est dû au traumatisme par le gril costal qui, violement enfoncé par l’onde de choc provoque contusion pulmonaire ou rupture de la membrane alvéolo-capillaire. 

La blast pharyngé : Il est la conséquence de la contusion des tissus mous par le squelette pharyngé. Il est souvent associé au blast pulmonaire car les seuils du blast pharyngés et pulmonaires sont proches. Les signes cliniques sont pauvres, le principal étant la dysphonie.

Le blast neurologique : L’atteinte du système nerveux central est généralement secondaire à un blast pulmonaire compliqué d’embolie gazuse. Les troubles de la conscience (de l’obnubilation au coma) et les troubles du comportement (sidération euphorie paradoxale, agitation) apparaissent au premier plan.

Le blast cardiaque : Il peut être dû au tramatisme du myocarde par le plastron costal (contusion ou plus souvent rupture du myocarde) ou être secondaire ) une embolie gazeuse. On observe des troubles divers (hypotension, tachycardie, marbrure, fréquence cardiaque irrégulière, douleur thoracique voir arrêt cardiaque).

Le blast oculaire : De part sa structure tissulaire, l’oeil est soumis à de graves lésions lorsqu’ils sont atteints par l’onde de choc.

Le blast auditif : Il concerne toutes les atteintes de la membrane tympanique.

Le blast abdomino-pelvien : Il est responsable de nausées, de vomissements, d’hématémèse, de méléna, d’hématurie, de douleurs abdominales. On peut également noter des douleurs testiculaires voir une émasculation.

Le blast ostéo-articulatoire : Les lésions peuvent aller au délabrement d’un membre à l’amputation traumatique. Le nombre et la taille des fragments osseux peuvent faire décider d’une amputation par le chirurgien une fois la radiographie faite.

 

Le blast secondaire :

Il est dû à la projection de débris. On parlera de “poly criblage”. 

Le poly criblage superficiel : Il est la conséquence de la projection de multiples débris de petites tailles. Il est très étendu en superficie et il ne met pas en jeu le pronostic vital à court terme.

Le poly criblage profond : Il concerne les victime les plus proches de l’explosion. Sa gravité dépendant non seulement de sa profondeur mais également de la région lésée. 

 

Le blast tertiaire & quaternaire : 

Ils résultent de la projection de la victime par l’explosion (blast tertiaire) et d’effets secondaires à l’explosion tels que les brûlres, intoxication par les fumées, ensevelissement (blast quaternaire). 

 

Toutes personnes exposées à une explosion, même si elles ne présentent âs de signes cliniques graves doivent être suspectées d’être blastées, car elles peuvent présenter une décompensation secondaire. La surveillance clinique et paraclinique (monitoring) est d’une importance capitale. Se méfier de la personne apparemment indemne. 

 

II – Le Crush Syndrome 

Le crush syndrom représente les lésions dues à une compression prolongée de masses musculaires (membres le plus couvent) souvent dû à un AVP ou un tremblement de terre.

L’orsqu’il y a compression d’une masse musculaire, 2 phénomènes vont se produire : 

-Lésion des cellules par la compression, qui sera d’autant plus importante que le charge sera importante et la durée de compression élevée.

-Diminution voir arrêt de la circulation sanguine dans le muscule par compression des vaisseaux sanguins. 

 

Les cellules qui vont être privées d’oxygène vont se mettre à souffrir voir à mourir.  Quand une cellule souffre elle a tendance à se gorger d’eau. Il y a donc augmentation du volume des cellules musculaire au sein d’un espace qui ne peut pas s’étendre. Le muscle va donc monter en pression pérénnisant le manque d’apport de sang en fermant les vaisseaux sanguins. Le phénomène s’auto entretien.

D’autre part les cellules qui meurent ou qui souffrent relâchent dans la circulation sanguine des produits de dégradations qui, en grande quantité peuvent être toxiques pour le coeur ou les reins. 

Tant que la charge est maintenue et que la curculation est coupée, les produits restent dans le muscle. Si la charge est levée sans précaution, ces produits repartent en grande quantité dans la circulation générale. 

L’action sur la coeur est immédiate, provoquant un trouble du rythme voir un arrêt cardiaque. L’action sur le rein est plus retardée, créant une insuffisancerénale dans les heures qui suivent. 

 

Il y a lieu de rechercher la durée de compression ainsi que les antécédents de la victime. 

La compression ne doit jamais être levée sans un avis médical.

 

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