Chez les Sapeurs Pompiers la condition physique est très importante, c’est pourquoi les Indicateurs de Condition Physique (ICP) sont mis en place dans de nombreux services départementaux de France.
Dans la globalité des SDIS les ICP sont les mêmes (je sais qu’en Saône et Loire les tests sont sous forme de parcours opérationnel). Les barèmes des ICP peuvent varier en fonction de l’age des candidats et également en fonction des départements.
L’objectif de cet article est de mettre en relation les exigences physiques inhérentes au métier de Sapeur Pompier, leur moyen de contrôle par les Indicateurs de Condition Physique et leur application opérationnelle.

A vos baskets, c’est parti!

 

Tout d’abord, le Sapeur Pompier se doit d’avoir une bonne endurance et une bonne résistance cardio-respiratoire. Et oui, l’intérêt opérationnel c’est d’avoir des jambes et du souffle pour grimper des escaliers à un rythme soutenu avec le matériel nécessaire au déroulement de la mission (lors d’un feu d’appartement par exemple). Le test de Luc Léger est un très bon moyen de tester la résistance et l’endurance (ça fait très très mal :snif: ).

Pour finir avec les jambes, le Sapeur Pompier se doit d’avoir une bonne puissance musculaire des membres inférieurs (mais pourquoi donc?!). Et bien c’est très simple, l’exemple le plus probant est lorsque vous devez effectuer un sauvetage avec une victime sur le dos (avec harnais du lot de sauvetage ou lot échelle) et l’extraire de la situation périlleuse. C’est pour cette raison que vous devez effectuer le test du Killy ou plus connu du test de la chaise.

 

Maintenant on va parler des membres supérieurs, le Sapeur Pompier (encore lui?!) se doit d’être également puissant sur le haut du corps. Les exercices concernés sont bien évidemment les pompes et les tractions! Le principe opérationnel étant de pouvoir franchir un obstacle où de pouvoir se hisser d’une situation périlleuse (effondrement de sol,…) et surtout de mettre en oeuvre et de grimper à l’échelle à crochet (la fameuse!).

pantin-08-09-14_16-diaporama.jpg

oh-hisse!

Venons-en à la ceinture abdominale (abdos-lombaires), parfois si souvent délaissée par les agents, celle-ci joue un rôle fondamental dans la partie opérationnelle. Toujours dans la notion de sauvetage, le fait de porter une victime sur le dos (où un objet lourd) va permettre de stabiliser le Sapeur Pompier pendant l’action et d’éviter de chuter. Le gainage entre donc en jeu pour contrôler l’aptitude du Sapeur Pompier à ne pas se blesser en intervention.

 

Pour en finir avec les Indicateurs de Condition Physique, abordons le thème de la souplesse! Et oui, il ne suffit pas d’être musclé pour être pompier, il faut également être souple. La raison opérationnelle vient du fait qu’il faut être suffisamment “flex” lors de relevages où la victime est entre nos jambes et où on doit faire passer le brancard (également pour rouler les tuyaux).

 

2885995photos-secourisme-6-jpg.jpg

2885995photos-secourisme-6-jpg.jpg (47.36 Kio) Vu 4 fois

 

Et voilà, j’en ai fini avec cet article. Prochainement je traiterai des articles sur comment progresser dans chacun de ces exercices, et bien plus encore!

 

Merci les costauds! :super:

Commentaires(s)

comments