I – La pendaison

La pendaison est une situation où la victime se retrouve suspendue généralement au moyen d’une corde au tour du cou. La pendaison peut provoquer des traumatismes graves du pharynx comme des cervicales, elle entraîne suffocation, impossibilité de respirer jusqu’au décès.

 

La pendaison avec notion de chute : 

Lors des pendaisons avec chute, c’est l’arrêt net de la chute par la corde qui provoque un traumatisme graves sur les vertèbres cervicales, la section ou l’arrachement de l’extrémité supérieure de la moelle épinière entraîne une atteinte des centres nerveux qui commandent la respiration et certaines fonctions cardiaques, provoquant ainsi un arrêt brutal de leur fonctionnement d’où une mort quasi instantanée.

-> Nécessite la pose d’un collier cervical avant de commencer la RCP

La pendaison sans notion de chute : 

La pendaison sans notion de chute ou de faible hauteur est un mécanisme appelé “strangulation” c’est un phénomène de compression.

La compression des veines jugulaires, empêchent le retour du sang depuis la tête vers le coeur, d’où un oedème et une cyanose visibles au niveau de la face et de la langue. LA constitution d’un oedème cérébral entraîne une perte de connaissance assez lente suivie d’un décès assez tardif.

La compression des artères carotides entraîne une ischémie cérébrale qui se traduit par une perte de connaissance rapide conduisant au décès de la victime.

La compression des voies aériennes nécessite une très forte pression, et l’écrasement de la trachée est une éventualité rare, cette dernière étant protégée par des anneaux de cartilage.

On distingue : 

-Les pendaisons dites complètes : les pieds sont au-dessus du sol

-Les pendaisons dites incomplètes : les pieds touchent le sol sans un véritable appui.

 

Une pendaison incomplète est toujours “une pendaison lente” le décès ne survient qu’au bout de plusieurs minutes.

 

La pendaison est en général un geste suicidaire surtout en milieu rural, carcéral ou psychiatrique. Chez les 15-24ans c’est le mode de suicide qui prédomine à 35% devant les armes à feu 32%, et l’absorption de médicaments 14%. Elle reste le premier mode de l’autolyse aussi bien pour les hommes que pour les femmes.

Autre phénomène est la strangulation qui survient de manière accidentelle chez l’enfant par le biais de jeux dangereux (jeu du foulard).

 

Face à un pendu la première action doit être la dépendaison excepté si la victime est visiblement morte depuis longtemps.

Deux risque sont liés à la dépendaison : 

-Le risque de chute de victime, qui peut provoquer des traumatismes secondaires

-La mobilisation du cou en cas de traumatisme cervical

 

Une pose de collier cervical s’impose.

Même coupé le lien doit être retiré car il peut réaliser un garrot veineux coincé dans un sillon profond.

 

II – La noyade 

La noyade est une irruption de liquide dans les voies aériennes en général par submersion, entrainant le décès.

Au sens strict, on distingue les noyés qui décèdent à la suite de cette submersion et les quasi-noyés qui survivent à la submersion, mêmes s’ils sont trouvés en état de mort apparente.

L’eau dans les alvéoles pulmonaires particulièrement si elle est chlorée ou riche en particules (eaux d’un étang) provoquera secondairement un oedème pulmonaire lésionnel.

L’eau étant un milieu conduisant bien la température, les victimes sont donc souvent en hypothermie.

 

Les quasi-noyés peuvent présenter différents tableaux de signes cliniques. Ils se hiérarchisent en quatre stades comme suit : 

Stade 1 = L’aquastress 

Il s’agit d’un accident aquatique sans inhalation de liquide. La victime est consciente, angoissée, elle frissonne, sa fréquence respiratoire tout comme sa fréquence cardiaque sont élevées.

 

Stade 2 = La petite hypoxie 

La victime est consciente, elle est épuisée, angoissée en hypothermie. Elle présente un encombrement liquidien broncho-pulmonaire. Elle présente des signes de détresses respiratoire comme la cyanose associées à une tachycardie.

 

Stade 3 = La grande hypoxie

La victime dont l’état de conscience est altéré (troubles du comportement, somnolence ou inconscience) est en détresse respiratoire majeure. Cyanose, hyperventilation ou bradypnée, tirage, encombrement broncho-pulmonaire, irrégularité du pouls, hypothermie, pression artérielle basse.

 

Stade 4 = L’anoxie

La victime est inconsciente en arrêt cardio-respiratoire (ACR)

 

Les troubles observés sont dus à l’irruption de l’eau dans les voies aériennes, puis dans les alvéoles pulmonaire, ce qui provoque la destruction de ces alvéoles.

Cependant ne pas tenter d’extraire l’eau intra-pulmonaire ni de faire vomir la victime.

Déshabillage, séchage et emballage dans une couverte de survie sans retarder la pratique des gestes de secourisme.

Surveillance continue de la conscience, de la fréquence respiratoire, de la fréquence cardiaque, de la TA, de la température, de la coloration de la peau, et de l’efficacité de l’oxygénothérapie.

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