Quelques jours après l’agression au cocktail molotov de pompiers de Gard, Alexandre Pissas, le président du SDIS demande « à l’ensemble des responsables politiques de prendre la juste mesure des besoins du SDIS du Gard » qu’il estime être moins doté que ses voisins.

Alexandre Pissas en appelle à la responsabilité de l’ensemble des pouvoirs publics: « les sapeurs-pompiers, dernier service de proximité, se retrouvent aujourd’hui en première ligne et souvent, en dernier ressort, face à de multiples difficultés qui traversent notre société. »

Revenant sur « cet acte ignoble », le président du SDIS « apporte un soutien total aux personnels, » et considère « qu’il est important de réfléchir sur l’action et l’avenir du SDIS. »

« Soutenir les sapeurs-pompiers c’est prioritairement comprendre que les conditions d’exercices de leurs missions évoluent : les conséquences du réchauffement climatique avec l’accroissement des événements naturels exceptionnels, le retrait des services publics locaux, la montée des incivilités et de l’insécurité, les risques accrus d’attentats… », insiste Alexandre Pissas. Il regrette le manque de moyens accordés dans le Gard.

« Je demande, en ma qualité de Président du Conseil d’administration du SDIS, à l’ensemble des responsables politiques de prendre la juste mesure des besoins du SDIS du Gard. D’autres SDIS voisins : l’Hérault, les Bouches du Rhône ont pu le faire et mettre en oeuvre des projets d’investissement en moyens matériels notamment. »

Les pompiers victimes de cette agression ont été mis au repos par leur direction.

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