Nantes, Châteaubriant et Pornic ont été les secteurs les plus touchés par les fortes précipitations, lundi 11 juin dans le département. A 23 h lundi 11 juin, les pompiers ont reçu plus de 3 200 appels. Pas de blessé.

Les appels au Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (Codis) liés aux inondations n’ont pas cessé de la journée. Lundi 11 juin, à 23 h 20, le centre avait reçu 3 273 appels. « De mémoire de pompier, c’est du jamais vu » , glisse le service communication.

À cette même heure, les sapeurs-pompiers étaient intervenus plus de 1 200 fois dans tout le département, essentiellement pour le pompage de l’eau. Les secteurs les plus touchés ont été l’agglomération nantaise, Châteaubriant et Pornic. Aucun blessé n’était toutefois à déplorer. Partout dans le département, les pompiers, en alerte jusqu’à 6 h ce mardi matin, s’attendaient à passer la nuit les pieds dans l’eau. Au centre d’appels, basé à La Chapelle-sur-Erdre, tous les pompiers d’astreinte ont été rappelés pour faire face à cet afflux d’appels inédit.

Châteaubriant, Pornic et Ancenis

Lundi soir, la situation la plus tendue se situait dans la région castelbriantaise. À 21 h 30, les pompiers étaient invervenus 124 fois dans le pays de Châteaubriant, dont 90 dans la ville. Côté circulation, le point noir des intempéries s’est concentré sur la route vers Saint-Aubin-des-Châteaux, inondée à partir de 13 h au niveau de la sortie de Châteaubriant. Sur les routes du secteur, trois poids lourds sont allés au fossé : le premier transportait des contrepoids de la fonderie FMGC ; le deuxième était rempli de 30 t de blé et le troisième avait à son bord du bicarbonate de calcium.

A Saffré, les services techniques ont distribué des sacs de sable aux habitants protéger les entrées des maisons et des parpaings pour mettre le mobilier en hauteur.

A Héric, l’eau commençait à entrer dans le collège Marcelle-Baron, lundi soir. L’établissement restera fermé ce mardi.

À Pornic, les pompiers étaient sur une vingtaine de fronts pour pomper des habitations inondées, dont la résidence Saint-Gildas. « C’est contraignant, mais ce ne sont que des dégâts matériels » , temporise la directrice de la maison de retraite, inaugurée vendredi dernier. Aucune évacuation n’a été nécessaire.

Dans le pays de Retz toujours, des maisons étaient inondées à Saint-Viaud et des routes de campagne coupées.

À Ancenis, le foyer logement pour personnes âgées de la Davrays a également été touché. L’eau a pénétré au premier niveau, provoquant une coupure d’électricité. Elle a été rétablie en fin de journée, permettant aux résidents de rester dans leurs appartements.

Trafic ferroviaire perturbé, des écoles fermées

En raison de l’inondation des rails en gare de Savenay, les lignes Le Croisic-Nantes et Nantes-Redon ont été interrompues lundi soir. « Le niveau de l’eau continue à monter , indiquait le service communication de la SNCF à 22 h 30. Il faut attendre que ça se résorbe . La circulation des trains pourrait reprendre en début d’après-midi ce mardi. »

A Savenay, l’eau est encore montée en soirée lundi, ce qui a entraîné l’annulation de tous les trains entre Le Croisic et Nantes ainsi que Nantes et Redon. | Ouest-France

A l’école des Garennes, dans le quartier Chantenay, à Nantes, plusieurs centimètres d’eau ont envahi des salles de classe, obligeant la direction à appeler les parents des 162 élèves dans l’après-midi, pour leur demander de venir reprendre leur enfant.

Même topo à l’école Jules-Verne de Mauves-sur-Loire. Le midi, la direction a demandé aux parents qui venaient chercher leur enfant pour la pause déjeuner de ne pas les ramener l’après-midi.

Au collège Saint-Blaise, à Vertou, un torrent de pluie s’est déversé vers la cantine, située en contrebas. Grosse frayeur dans l’établissement, qui avait déjà été fermé la semaine dernière après un incendie volontaire. Après pompage, il a pu reprendre son activité.

A Clisson, le collège fermé

Dans le vignoble nantais, le collège privé de l’Immaculée-Conception de Clisson, qui accueille 650 élèves, restera fermé ce mardi et mercredi.

Entre 10 h et 11 h, l’eau s’est infiltrée au rez-de-chaussée, mettant le système électrique hors service.

« On se demandait d’où ça arrivait, l’eau venait de partout , témoigne Christian Lambart, le directeur. On a débouché les gouttières, mais ça n’a pas été suffisant. On a mis des élèves dans le gymnase. On a tous pris des serpillières et tout s’est bien passé. »

Périphérique inondé

À Nantes, un bouchon de plus de dix kilomètres s’est formé sur le périphérique extérieur ouest dans l’après-midi. Le périphérique entre les portes de Bouguenais et Grand-Lieu était partiellement inondé dans le sens extérieur, limitant la circulation à une voie, les roues dans l’eau. L’accès à l’aéroport et à l’A823 en direction de Bordeaux était également difficile.

Source de l’article : Ouest France

lundi soir, l’eau commençait à entrer dans le collège Marcelle-Baron, à Héric. | DR

La route reliant Châteaubriant à Saint-Aubin-des-Châteaux sous les eaux. | Ouest-France

Dans le pays de Retz, l’eau a envahi les jardins et coupé les routes de campagne. | Ouest-France

Commentaires(s)

comments