Un feu d’appartement a tué son occupante à Nice dans la nuit de mardi à mercredi. En plus de la difficulté de l’intervention, les SP ont été très gênés par des individus qui les ont insultés et dispersé leur matériel. Trois personnes ont été interpellées et se trouvent en garde à vue.

Trois personnes ont été interpellées après une intervention des SP perturbée par un groupe d’individus, lors d’un feu d’appartement qui a fait un mort dans la nuit à Nice, annonce la préfecture.

Dans la nuit de mardi à mercredi, « à l’arrivée du premier engin, vers minuit et demi, des dizaines d’individus ont insulté les SP, se sont permis de toucher aux tuyaux, ont dispersé du matériel, un casque et une radio qui ont été retrouvés plus loin », a raconté le colonel Olivier Riquier, commandant des opérations de secours.

Ces actes « inqualifiables », qui ont eu lieu dans le quartier Saint-Roch, « ont considérablement gêné l’intervention », a-t-il ajouté.

Appelée à la rescousse, la police a établi un périmètre de sécurité pour permettre aux SP de travailler et a interpellé une personne pour « outrage et rébellion ». Il se trouvait toujours en garde à vue mercredi matin.

Un incendie mortel

Dans l’incendie, l’occupante de l’appartement où le feu s’est déclaré, une femme de 61 ans, est décédée, les SP n’ayant pu l’extraire des flammes quand bien même elle était parvenue à se réfugier sur son balcon.

Vingt-six autres personnes ont été intoxiquées par les fumées, dont six, parmi lesquelles un bébé de sept mois, ont dû être hospitalisées, en urgence relative.

Au total, 80 SP sont intervenus, déployant 5 lances et réussissant à contenir le feu à l’appartement concerné dans cet immeuble de 7 étages.

Estosi demande « des sanctions lourdes »

Le préfet des Alpes-Maritimes a dénoncé dans un communiqué des « violences intolérables », qui ont « donné lieu à trois interpellations ». La police faisait état de son côté d’une garde à vue qui se poursuivait mercredi matin, pour « outrage et rébellion ».

Le maire (LR) de Nice Christian Estrosi a demandé « les sanctions les plus lourdes » et sollicité la police municipale pour qu’elle fournisse à la justice tous les éléments nécessaires à l’enquête, et notamment les images de vidéo-surveillance.

Source de l’article : ouest-france

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