SANTE – L’application Staying Alive cherche « des bons samaritains » capables d’effectuer des massages cardiaques…

  • Les SP et le SAMU d’Ille-et-Vilaine utilisent l’application Staying Alive, qui permet de mobiliser les personnes formées aux premiers secours.
  • Ces personnes peuvent ainsi sauver la vie de personnes victimes d’un arrêt cardiaque.
  • C’est le temps qui compte pour sauver les victimes. En Ille-et-Vilaine, un VSAV met en moyenne 13 minutes pour arriver sur place.
  • L’application compte près de 30.000 usagers, dont un petit millier en Ille-et-Vilaine.

En Ille-et-Vilaine, un VSAV met en moyenne 13 minutes pour arriver sur les lieux d’un accident. Une éternité quand il faut faire face à une urgence vitale comme un arrêt cardiaque. « Quand on reçoit un appel, c’est frustrant pour nous de ne pas pouvoir intervenir plus vite. On peut tenter de donner des conseils à distance, mais il y a parfois un peu de panique chez les témoins. Ce n’est pas toujours efficace », reconnaît le lieutenant-colonel Thierry Bonnier.

Pour améliorer la prise en charge, les SP et le SAMU de Rennes et du département ont décidé de s’équiper du dispositif « Staying Alive », une application permettant de mobiliser les personnes formées aux premiers secours situées à proximité de la victime. L’objectif est clair : « sauver des vies ». « Dans le cas d’un arrêt cardiaque, on estime qu’il faut intervenir dans les quatre minutes. Après, le cerveau risque d’être touché », précise Laurent Istria, responsable du développement de Staying Alive.

Avec ce dispositif, les SP et le SAMU peuvent en quelques clics, géolocaliser et alerter les secouristes amateurs situés près d’une victime. Un médecin, un SPV, une infirmière ou toute personne formée peut ainsi sauver une vie grâce à cette application, déjà utilisée par la BSPP.

« Il l’a sauvée »

« Un de nos collègues a aidé une femme dans le métro parisien. Il avait l’application et il a été sollicité. Il l’a sauvée », raconte Marie-Noëlle, membre de la Protection civile. « Il y a déjà de belles histoires qui se sont écrites », poursuit le lieutenant-colonel Thierry Bonnier.

L’application gratuite comptera bientôt 30.000 « bons samaritains » en France, dont un petit millier en Ille-et-Vilaine. « Pour qu’elle soit parfaitement efficace, il faut qu’elle soit utilisée par le plus grand nombre », conclut Laurent Istria.

Source de l’article : 20minutes

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