Le 13 novembre 2015, neuf terroristes ont attaqué la capitale française. Trois attaques simultanées qui auront causé la mort de 130 personnes et en auront blessé 489 autres. Retour sur ces événements…

Le déroulement des événements

21h : début du match amical opposant l’Allemagne à la France. 17 minutes après le coup d’envoi, une première attaque-suicide à l’explosif a lieu près du Stade de France. Trois minutes plus tard, une deuxième détonation est entendue par les spectateurs du match : il s’agit de la deuxième attaque du même type. Suivie, finalement, par la troisième et dernière explosion, une demi-heure plus tard. Au total : une personne décède et une dizaine de personnes sont blessées. Les terroristes ayant tenté de pénétrer dans l’enceinte du stade, le nombre de personnes touchées aurait pu être bien plus important.

Ce n’est pas le cas des victimes de la fusillade des 10ème et 11ème arrondissements de Paris. C’est à 21h25 que trois terroristes sont entrés en action et ont ouvert le feu sur des clients en terrasse de bars et de restaurants. Trente-neuf personnes décèdent, trente-deux sont blessées graves. Suite à cela, l’un des trois terroristes composant cette équipe fait exploser sa ceinture d’explosifs dans un bar : deux blessés graves s’ajoutent au 32 précédents. Le terroriste décède.

C’est à 21h40 qu’a lieu l’attaque du Bataclan. Le troisième groupe de terroristes ouvre le feu à l’entrée et à l’intérieur du bâtiment. Ils assassinent alors froidement les spectateurs et cherchent à tirer sur le groupe qui se représentait ce soir-là. Quatre-vingt dix personnes décèdent de cette attaque, des dizaines sont blessées graves. Suite à l’intervention d’un commissaire de la BAC qui a abattu l’un des assaillants, les deux autres se sont retranchés, avec les otages à l’étage du bâtiment. Les hommes de la BRI abattent finalement les terroristes aux alentours de 00h20.

 

L’intervention des services de secours

Le plan « rouge alpha » a rapidement été déclenché. Ce dernier comprend trois phases :

  1. l’évacuation des victimes et le tri (urgence absolue/relative),
  2. un deuxième triage au Poste Médical Avancé pour définir l’ordre de priorité des urgences absolues (de « pronostic vital engagé » à « personne valide pouvant être transportée en transport collectif »),
  3. le transport des victimes du PMA à l’hôpital.

De nombreux moyens ont été engagés :

  • 450 agents de la BSPP, 21 équipes médicales et 500 secouristes
  • Concernant le SMUR, 45 Unités Mobiles Hospitalières ont été dépêchées sur place ainsi que 9 hélicoptères en prévention.
  • Des moyens humains et matériels ont également été prévus dans les CIS Palaiseau (Essone), Masséna (Seine-et-Marne) et Saint-Denis (Yvelines).

Des exercices avaient précédemment été réalisés pour se préparer à une attaque de ce type (« multi-sites ») et de cette ampleur.

 

Les témoignages

Le général Philippe Boutinaud, présent au Stade de France, témoigne sur France Info. Il parle d’une « montée en puissance progressive, on sentait que les terroristes se déplaçaient ».

Le premier objectif, pour les forces de l’ordre était d’éviter la sortie des supporters, sans quoi les terroristes auraient eu l’occasion de toucher davantage de personnes : « Il y a d’abord le stade de France. Le souci c’est qu’il y a 72 000 personnes qui regardent un match de football et les terroristes se sont fait sauter à l’extérieur. Le premier ordre qui est donné : convaincre les autorités du stade de France que le match doit continuer de façon à ce que les gens ne sortent pas et que les terroristes ne se mêlent pas aux gens évacuant le stade de France et ne se fassent sauter ».

Témoignage de Jean-Pierre Tourtier, médecin chef à la BSPP sur France info

Jean-Pierre Tourtier, médecin-chef à la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris, sur France Info : « La première préoccupation à côté de laquelle il ne faut absolument pas passer, c’est lutter contre les hémorragies externes. »

Cette stratégie, de concentrer les moyens sur le traitement des hémorragies, a été jugée efficace par la commission d’enquête parlementaire.

« En deuxième, ma préoccupation est de savoir exactement le nombre de victimes Urgence Absolue (UA), Urgence Relative (UR) pour renseigner le général commandant de la brigade pour qu’il puisse décider de la répartition des moyens médicaux, en secouristes pompiers dans les divers sites pour faire au mieux en fonction des moyens qui sont disponibles ».

Il se dit, par ailleurs, « marqué par le dévouement et la solidarité des parisiens », et évoque la participation des personnes formées aux gestes de premiers secours, qui ont « aidé les intervenants dans leurs tâches ». Les intervenants ont, par ailleurs, fait preuve, selon lui, d’une « remarquable coopération ».

Le médecin en chef des urgences de Begin, interrogé par le JDef parle, par ailleurs, de « noria de 4 à 5 camions avec parfois 8 ou 9 victimes ». Il a fallu, selon lui « réguler, trier à nouveau, compléter les soins et orienter ». Un second médecin, chirurgien viscéraliste de Begin, parle de « scène apocalyptique.


Les avancées de l’enquête.

L’enquête touche à sa fin. Actuellement, toutes les personnes recherchées pour cette affaires sont soit décédées, soit arrêtées. 85 millions d’euros ont été versés aux victimes des attentats.

Hommage aux victimes

Leur visage

Sources : Le monde, France Info, Wikipédia, LCI, sapeurs-pompiers le mag.

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