Le clip réalisé et diffusé par les SP ardennais a été vu plus d’1,2 million de fois sur les réseaux sociaux. On y voit un père de famille qui ne parvient pas à trouver des secouristes pour son fils inconscient car il n’y a plus de SP. Une fiction qui se fait rattraper par la réalité.

Le clip réalisé par des SP ardennais et tourné à Haybes pour dire combien les SPV sont importants dans l’organisation des services de secours et pour inciter à s’engager à dépassé le million de vues sur les réseaux sociaux (1,2 million précisément). Ce véritable court-métrage de trois minutes présente « un monde sans pompiers ». C’est d’ailleurs le titre du film.

Cette vidéo montre un enfant inconscient suite à un accident de voiture. Quand son père appelle les SP, personne ne décroche car le centre d’appel est vide, tout comme la caserne la plus proche « fermée pour cause de manque de personnel ». Un SPV est alerté mais son employeur l’empêche de partir en intervention : « Le travail avant tout ».

Une pure fiction, mais peut-être un film d’anticipation.

Les Ardennes comptent 130 SPP. Les 1.500 SPV réalisent 80 % des interventions. Mais ils sont difficiles à mobiliser, surtout la journée. « C’est un problème journalier. On nous demande un effectif minimum de six personnes la journée. Il arrive que nous soyons trois », témoigne le capitaine Denis Despas, commandant de la première compagnie des Ardennes qui regroupe les casernes de Givet, Vireux, Monthermé, Revin, Bogny-sur-Meuse et Haybes.

Nassim Ifourah, réalisateur de « Un monde sans pompiers », capitaine Denis Despas, commandant de la 1ère compagnie des Ardennes et lieutenant-colonel Pascal Christophe, référent volontariat au SDIS08 © Radio France – Alexandre Blanc

Une directive européenne pourrait aggraver la situation

Une directive européenne sur le temps de travail risque d’aggraver la situation. « Elle impose un temps de repos égal au temps de travail effectué dans la journée », explique le lieutenant-colonel Pascal Christophe, référent volontariat au SDIS des Ardennes. Un SPV ne pourra plus se mettre d’astreinte à l’issue de sa journée de travail », poursuit l’officier, par ailleurs président du groupement Grand-Est de la Fédération des Sapeurs-Pompiers.

La vidéo « Un monde sans pompiers » a généré beaucoup de clics sur Internet, mais pas encore de candidatures pour devenir SPV dans la vraie vie.

Source de l’article : francebleu

Commentaires(s)

comments