Le feu, dont on ne connaît pas l’origine, s’est déclaré vers 3 heures du matin, ce mercredi, à l’unité de valorisation des déchets du Sietom de la région de Tournan-en-Brie. Il n’a fait aucune victime mais de sérieux dégâts.

« C’est désespérant. Ce sont près de 15 ans de ma vie qui partent en fumée », se désolait Dominique Rodriguez, ce mercredi midi. Le président du Sietom (le Syndicat intercommunal d’enlèvement et d’incinération des ordures) de la région de Tournan-en-Brie s’est rendu dans la nuit à Ozoir-la-Ferrière pour assister, impuissant, à la destruction par un incendie de l’unité de valorisation des ordures ménagères.

Le feu, qui n’a fait aucune victime, s’est déclaré vers 3 heures du matin, pour une raison encore indéterminée. « C’est un mystère car l’usine était en maintenance et il n’y avait pas de déchets », s’étonne, soupçonneux, le maire (LR) de Presles-en-Brie. Le commissariat de Pontault-Combault est en charge de l’enquête.

Jusqu’à une centaine de pompiers sont intervenus pour circonscrire l’incendie, qui s’est propagé à trois des quatre bâtiments. Tout a été détruit à l’intérieur : le matériel de manutention, les tapis roulants, les chariots, les gaines de ventilation, le chargeur flambant neuf…

Les travaux de réhabilitation se terminaient

Géré par Veolia, le centre de traitement des déchets, qui a pour vocation de produire un compost à partir des ordures ménagères, venait d’être réhabilité, après moult épisodes judiciaires, notamment liés à des dysfonctionnements. Le chantier a duré près de trois ans.

« Tout le process intérieur a été revu : le tri, le compostage, le traitement de l’air… Les travaux étaient finis », soupire le président du Sietom. Une dizaine de recrues devaient même prendre leurs postes ce mercredi matin, pour être opérationnelles au redémarrage de l’usine prévu en mars.

Une poignée d’employés officiaient déjà sur le site, d’où les ordures ménagères sont actuellement transférées vers l’usine d’incinération de Vaux-le-Pénil. Celle-ci va donc continuer à accueillir les déchets du Sietom, qui rassemble 41 communes et environ 160 000 habitants.

Plus de 30 M€ de dégâts selon le président

La note s’annonce salée pour le syndicat mixte. Au moins 30 millions d’euros, soit le coût de la construction initiale de l’usine, selon Dominique Rodriguez. « Même plus car il va falloir tout reconstruire. »

Il faudra y ajouter le coût de transfert des déchets à Vaux-le-Pénil et le manque à gagner de l’unité de valorisation. « Nous devions récupérer 800 000 euros de TVA sur la revente du compost », cite en exemple le président.

Le non-fonctionnement de l’usine a au moins limité les conséquences sur l’environnement. « Tout risque de pollution est écarté », rassurait la préfecture de Seine-et-Marne, en fin de matinée.

Une soixantaine de pompiers étaient encore sur place en fin de matinée. Le feu était maîtrisé mais il restait quelques foyers résidentiels.

A 17 heures, une dizaine de pompiers effectuaient les dernières rondes avant de quitter les lieux.

Sources de l’article : leparisien // bfmtv

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