La BSPP a toujours été au coeur des évolutions technologiques.

En effet, lors de l’incendie de la cathédrale Notre-Damede Paris, les équipes ont fait appel aux services de Colossus et d’un drone.

Le robot Collossus a été utilisé à l’intérieur de la Cathédrale en raison d’un important risque de chute de matériaux ne permettant pas l’engagement des personnels. @PompiersdeParis

Colossus est l’un des derniers engins à avoir gagner les rangs de la brigade avec ses 500 kg et ses 8000 Watts. Il s’agit d’un robot extincteur surpuissant : ses caractéristiques lui permettent de tirer jusqu’à 250 m de tuyaux à une vitesse de 3,5 km/h.

Engagé dans le but de refroidir l’atmosphère à l’intérieur de la cathédrale, il a limité le risque d’embrasement généralisé éclair. Colossus à évité la mise en danger de moyens humains en dessous du brasier.

Par ailleurs, doté de caméras, il a joué un rôle dans la reconnaissance au sol de la nef afin d’orienter les moyens. Il est également capable de transporter du matériel, d’évacuer des blessés, et de donner de précieuses informations aux pompiers grâce à sa caméra thermique, sa vision jour-nuit, et ses capteurs de gaz. Le tout avec une autonomie de 10 heures.

Les précédents engagement du robot Colossus : 

Il avait déjà été engagé en 2018 lors d’un important feu de parking (200 voitures) à Choisy-le-Roi. Après huit heures d’intervention par 600 degrés aux côtés de 120 pompiers, il était ressorti du brasier… avec encore 30% de batterie.

Le robot avait également été utilisé le 12 juin 2018 lors d’une prise d’otages à Paris, en appui des équipes de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris et de la BRI (Brigade de recherche et d’intervention).

Le 26 janvier, il avait également été déployé sur un feu d’entrepôt à Clamart. Outre la BSPP, les performances de l’engin ont convaincu les pompiers du Var, des Bouches-du-Rhône et de la Gironde, trois départements très exposés aux feux de forêt.


En complément de Colossus, un drone a survolé la cathédrale pour obtenir des images aériennes.

Ces images montrent les dégâts considérables mais permettent surtout d’avoir une vision d’ensemble du sinistre. L’objectif étant de prioriser les actions de secours.

La toiture de la cathédrale Notre-Dame de Paris est entièrement ravagée par les flammes. Une vue aérienne de l’incendie montre l’étendue des dégâts. @RTL

L’avenir : diversification et coopération

Des études complémentaires, et des axes de réflexion, permettront d’améliorer encore les capacités dans ces domaines. Ces travaux peuvent être divisés en deux grands thèmes. L’intervention à distance d’une part, et la gestion des intervenants de l’autre.

Dans ces deux domaines, les vecteurs étudiés sont télé-opérés. En ce sens qu’ils permettent d’intervenir et d’obtenir des informations en opérant à distance ou encore de véhiculer des informations vers l’avant.

À l’avenir, ces vecteurs déployés sur les lieux d’une intervention pourraient fort bien coopérer grâce à une intelligence artificielle capable d’analyser en temps réel les données recueillies, tant environnementales que liées aux intervenants, en les mettant en perspective avec l’ensemble des données recueillies sur des interventions antérieures.

L’animation du site gigarama.ru permet de visualiser les dégâts liés à l’incendie.

Attention toutefois, veuillez à disposer d’une connexion stable et puissante pour pouvoir charger les photos. Charger cette page peut consommer une part importante de votre enveloppe internet.

Cliquez sur le lien pour accéder à l’animation

Sources : Le Figaro, Capital, Challenge.fr, Faceaurisque

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