Un feu ravage depuis samedi soir le parking des Salinières. Le quartier est toujours bouclé ce dimanche, et le tram C est interrompu, sans doute au moins jusqu’à lundi. La Ville annonce qu’un immeuble a été évacué. 13 SP sont ont été blessés.

Une fumée noire et épaisse sortie du sol, qui se voit de très loin, une odeur âcre qui se répand… Le secteur autour du quai des Salinières, dans le quartier Saint-Michel à Bordeaux, a été bouclé samedi soir pour permettre aux SP de venir à bout d’un incendie survenu dans le parking des Salinières, sur la rive gauche des quais. Un incendie qui semblait maîtrisé samedi soir, mais qui a repris de la vigueur dans la nuit et n’est toujours pas maîtrisé ce dimanche matin.

“Ça brûle toujours”

“Nous sommes toujours en place, ça brûle toujours”, a confirmé ce dimanche, vers 11 heures, Matthieu Jomain, officier de communication des SP de permanence. Nous avons fait appel à nos équipes d’engagement longue durée pour faire une nouvelle tentative de pénétration à l’intérieur du parking et attaquer le foyer”. Car pour le moment, s’ils ont localisé le départ de feu au –3, les SP n’ont toujours pas pu accéder au foyer. “La chaleur très intense et le doute sur la stabilité du bâtiment rendent impossible l’accès à l’intérieur du parking”, ajoute l’officier, qui évoquait, en début de matinée, “un effet cocotte-minute qui fait monter la température”.

C’est dire si cette équipe “engagement longue durée” est attendue. “Ils sont aguerris sur ce genre de contexte opérationnel. Ils ont des ARICF d’une autonomie nettement supérieure à celle des ARICO. En attendant un point de situation, qui doit être effectué à la mi-journée, la mairie de Bordeaux a confirmé que “le feu est toujours en cours” : “On nous a parlé d’un risque d’effondrement. Un immeuble de quatre étages a été évacué samedi soir. Neuf personnes ont pu être relogées et 31 ont été prises en charge, avec la Croix Rouge, au gymnase Alice Nillat”, ajoute un porte-parole de la Ville. 

Le feu localisé au –3

Tout a commencé samedi soir, peu avant 20h30, au moment où les caméras de vidéosurveillance ont repéré de la fumée. “Nous avons une procédure pour ce type d’établissements”, expliquait alors le lieutenant-colonel Arnaud Mendousse, officier de communication du SDIS 33 (Gironde). “La difficulté de ce type de feu, c’est l’accès, la localisation du foyer et la progression en milieu clos où les températures sont très élevées et où on ne voit rien ou presque”.

Le SDIS a tout de suite envoyé d’importants moyens, qui ont ensuite été renforcés. “Nous avions 32 véhicules et une petite centaine d’hommes”, détaillait samedi soir l’officier communication. Trois d’entre eux ont été intoxiqués dans des circonstances qui restaient à déterminer. Ils ont été conduits à l’hôpital pour subir des examens.

Un PCA a été installé avec cartes des lieux, tableau blanc résumant les événements marquants, radios qui font crépiter les bilans de reconnaissance à tous les étages. C’est seulement vers 22h20 que le foyer a été localisé. “Au –3, c’est une voiture qui a pris feu”, révèle le lieutenant-colonel Mendousse.

Des difficultés dans la nuit

Un périmètre de sécurité a été délimité pour maintenir les badauds à l’écart et éviter les inhalations de fumées crachées par l’extraction automatique. Peu avant 23 heures, les SP pensaient avoir maîtrisé le feu. Mais ce dimanche matin, ils étaient toujours sur place et la fumée, face à la flèche Saint-Michel, était visible de loin. Car l’optimisme n’a pas duré samedi soir. Car dans la nuit, les SP ont rencontré une succession de difficultés. 

Ce dimanche, les autorités ignorent toujours le nombre de véhicules brûlés et le temps qu’il faudra pour être maîtres du sinistre.

Sources : sudouest ; actu ; 20minutes

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