Mardi 8 octobre, il est 7h quand une poubelle prend feu rue de Bel-Air à Villeurbanne. Incendie qui se propage rapidement à un entrepôt de 10 000m² situé à proximité. Ce bâtiment industriel accueille de nombreuses start-ups. L’une d’entre elle l’utilisait notamment pour le stockage de batteries de vélo faisant l’objet de reconditionnement et de recyclage.

Incendie d'un complexe industriel à Villeurbanne
SDMIS 69 / 08/10/2019 Incendie dans la zone industrielle de Villeurbanne

Une épaisse fumée inquiète les Lyonnais

Un important panache de fumées a aussitôt attiré l’attention des Lyonnais. A 10 heures, la Préfecture a indiqué la maîtrise de l’incendie. Plus de 100 sapeurs-pompiers et 30 engins restent mobilisés. « Nous pensons pouvoir sauver 30% du bâtiment. Le feu est circonscrit mais pas totalement éteint », indique le contrôleur général Serge Delaigue, directeur du SDMIS.

Les pompiers du Rhône ont twitté des photos montrant un immeuble d’entreprise en proie aux flammes dans cette zone industrielle située à proximité de l’arrêt de tram Bel Air-Les Brosses. Il s’agit d’un bâtiment du “Bel Air Camp”, qui regroupe plus de 55 start-up, TPE-PME qui planchent sur “l’industrie de demain” (robotique, réalité augmenté, e-commerce, design…). Le site, ouvert en 2016, a pris place sur 34.000 m² de friches industrielles qui appartenaient jadis à Alstom Transport.

De nombreuses entreprises dévastées par l’incendie

Plus de 5 000 m² sur 10 000 ont brûlé lors de ce sinistre. Les secours ont circonscrit l’incendie, qui ne progresse donc plus. D’après la préfecture, il ne s’agissait pas d’un site SEVESO ou classé. Le site de Safran, présent à côté,n’a pas été pris dans le brasier, les pompiers ayant tout fait pour qu’il ne se propage pas. Les SP ont dû faire preuve de vigilance, les batteries stockées pouvant exploser sur l’effet de la chaleur. L’immense partie des flammes ont cependant dévoré avant tout du métal et autres matières que l’on retrouve dans des bureaux classiques.

« De voir tout ça partir en fumée, on a le cœur gros, on retient nos larmes. Il y avait des entreprises dans la communication, dans le vélo, dans les meubles en bambou. C’est 55 entreprises pour 350 personnes », chiffre ainsi Didier Caudard-Breille, le président de Bel Air Camp.

Des analyses en cours

Comme dans tout sinistre concernant un site industriel, les SP vont alors étudier la qualité de l’air et de l’eau. Selon Le Progrès, les relevés de lithium sont nuls malgré les batteries qui ont été atteintes par l’incendie.

La préfecture tient déjà à rassurer la population. Contrairement à l’incendie Lubrizol à Rouen, aucun risque industriel n’était connu.

Article mis à jour à 11h15

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