Les maladies virales, c’est-à-dire causées par un virus, sont reconnues pour émettre une “odeur” (on parle d’effluve dans le jargon technique) non décelable par l’appareil olfactif de l’Homme mais par les chiens notamment.

Les chiens renifleurs sont reconnus pour leur capacité à détecter et travaillent pour plusieurs corps. On les retrouve chez les sapeurs-pompiers dans les équipes cynotechniques pour la recherche de personnes ensevelies, égarées ou tombées à l’eau. Ils sont surtout connus pour contribuer aux missions des agents douaniers dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue, d’armes et d’explosifs.

Le vétérinaire colonel Grandjean Dominique est chef du service vétérinaire de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris et professeur à l’École Nationale vétérinaire d’Alfort. Il va démarrer dans les prochains jours une étude portant sur l’entrainement de 10 chiens. Ces chiens sont déja entrainés à la recherche d’explosifs ou de personnes et servent la BSPP, le SDIS 2A et une société privée.

L’apprentissage avec des chiens déjà entraînés permet d’obtenir des résultats dans un délai très court, le vétérinaire dans son entretien avec le magazine Sciences et Avenir espère avoir des premiers résultats sous trois semaines.

L’objectif est d’utiliser ces chiens dans les espaces publiques à forte concentration : aéroports et grandes manifestations.

L’hypothèse émise par le Professeur est que le virus SARS-COV-2 à l’instar d’autres virus déjà connus émet des molécules odorantes spécifiques présentes dans la sueur. Ainsi, il suffirait d’apprendre cette molécule aux chiens pour qu’ils soient en mesure de les identifier. Cette méthode est déjà utilisée dans le secteur médicale pour le dépistage de cancer colorectal.

Par la suite, le professeur poursuivra son étude en déterminant la sensibilité des chiens à cette molécule puis de caractériser la “fiabilité” des chiens. En effet, les chiens peuvent se tromper, on détermine donc deux probabilités :

  • Faux négatifs : le chien n’identifie pas une personne qui est porteuse du virus
  • Faux positifs : le chien identifie une personne comme porteuse du virus à tort

Il s’agit pour le moment d’une hypothèse que le professeur va chercher à démontrer dans les prochaines semaines lors de la phase d’étude.

On compte plus de 3 000 chiens renifleurs en France qui seraient potentiellement mobilisables.

Vous pouvez suivre l’avancement de ses travaux de recherche en suivant son compte Twitter @dgrandjean.

Crédit photo : 20 Minutes (2011)

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