Les agressions de sapeurs-pompiers sont en très fortes hausses depuis quelques années désormais. Cette hausse s’explique d’un côté par la levée d’un tabou sur les agressions et d’un autre côté par l’augmentation effective des agressions. En 10 ans, les agressions de sapeurs-pompiers ont augmenté de 213%. Au total, ce sont plus de 3 000 agressions recensées en 2019.

Récemment, des pompiers de Cherbourg et Lyon ont été pris à partie et agressés dans des guets-apens.

Promis par le ministère de l’Intérieur, un nouveau plan de prévention et de lutte contre les agressions de sapeurs-pompiers a été publié en juin dernier. Vous pouvez consulter le contenu du plan en cliquant sur le lien suivant. Ce plan synthétise en 5 pages, 18 mesures à destination des préfets. L’objectif ? Mettre en oeuvre des actions de prévention du risque d’agression chez les SP. Il est articulé autour de 3 axes :

  • coordination opérationnelle
  • actions relatives au personnel
  • améliorations techniques

Il propose la mise à jour et le suivi des protocoles passés entre les SDIS, les DDSP et les GGD. Il définit également la mise en œuvre d’un observatoire national des violences envers les sapeurs-pompiers. Cet observatoire est associé à un réseau d’information traitant de l’état de la menace.

Ce que dit le Code pénal…

L’article 433-3 du Code pénal prévoit ainsi qu’est « punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000€ d’amende la menace de commettre un crime ou un délit contre les personnes ou les biens proférée à l’encontre […] d’un sapeur-pompier professionnel ou volontaire », chargé d’une mission de service public. Les articles 322-6 et 322-8 du même code exposent enfin l’auteur d’une « destruction, dégradation ou détérioration d’un bien appartenant aux sapeurs-pompiers par l’effet d’une substance explosive ou de tout autre moyen de nature à créer un danger pour les personnes », à une peine de vingt ans de réclusion criminelle et de 150 000 euros d’amende.

Chez nos voisins anglo-saxons, la police métropolitaine de Londres a déployé une technologie de “caméra-piéton” portée par les agents de police. Axon, fournisseur de ce matériel, a livré en 2020 plus de 22 000 caméras. Partenaire historique de la police en France et dans le monde, Axon a pour mission de proposer des produits qui contribuent à faciliter le travail des forces de l’ordre. Leurs produits contribuent à rendre l’espace public plus sûr, et la justice plus transparente. Les solutions Axon mettent à disposition des forces de l’ordre des outils qui leur permettent d’avoir une réponse graduée en cas
d’interpellation difficile et d’éviter tout usage excessif de la force. Axon contribue également à la modernisation du maintien de l’ordre à travers un réseau sécurisé de gestion des preuves numériques pour la police et les parties prenantes de la sécurité
publique.

Quelle est la différence entre les caméras d’un smartphone ?

La caméra-piéton Axon Body 3

La caméra Axon Body 3 (l’un des deux types d’appareils fournis) apporte deux technologies. La première permet de réduire le flou lors des mouvements de caméra. La seconde permet d’obtenir un meilleur rendu lors de changements de luminosité ainsi que dans les situations avec une faible luminosité. Ces nouvelles technologies sont bien entendues dans un format réduit pour ne pas diminuer l’ergonomie.

Axon Body 3

De plus, elle est également équipée de plusieurs micros. L’objectif est d’améliorer la qualité sonore de l’enregistrement de l’environnement sonore ainsi que des échanges enregistrés. Ils sont restitués le plus fidèlement possible.

Des outils interconnectés

De plus, le couplage à l’accessoire Signal Sidearm permet le déclenchement automatique de l’enregistrement vidéo de toutes les caméras dans un rayon de 9 mètres lorsqu’une arme de poing est sortie de son étui, auquel s’ajoute la mémoire tampon réglable (jusqu’à 2 minutes) avant son déclenchement. De même lorsqu’un PIE TASER 7 est mis en route ou un autre modèle de PIE TASER couplé avec une batterie Bluetooth, toutes les caméras Axon à proximité enregistrent automatiquement.

Ainsi, cette fonctionnalité Signal permet aux agents de police de diriger toute leur attention et leur concentration sur la situation à laquelle ils font face. Ainsi, ils n’ont pas besoin de se concentrer sur l’activation de la caméra pour la régler. Ce dispositif est intéressant chez les SP pour capter les différentes scènes du conducteur, chef d’agrès et de l’équipier.

Conçu pour protéger les agents comme les citoyens, l’Axon Body 3 intègre la fonctionnalité Axon Respond. Le but de cette nouvelle technologie est de combler le manque d’informations critiques grâce à un réseau de produits intelligents. Ils sont interconnectés, capables de fournir, en temps réel, des alertes sur les incidents majeurs, de les localiser et de retransmettre le flux vidéo et audio en direct.

Toutefois, la fonction de livestream n’a pas encore été activée par le London MPS. Après une prochaine consultation des représentants locaux et autres parties prenantes, ce projet d’activation pourrait passer en phase de test à petite échelle afin de définir les meilleures pratiques et politiques à mettre en place. Il permettrait de reconstituer des scènes avec un degré de précision élevé.

En France

La SNCF et la RATP équipent déjà leurs brigades de surveillance de ces systèmes dissuasifs. Equipées depuis 2016, ces deux entreprises constatent une diminution de 70% des agressions. Est-ce la seule et unique variable ? Nous n’en sommes pas certains de notre côté mais il faut reconnaitre que cette baisse est encourageante !

Ce dispositif est en test dans les SDIS 78 et 59 qui ne manqueront pas de faire des retours sur les bénéfices de ces systèmes. Les SDIS envisageront par la suite une dotation à l’échelle du pays.

Finalement ces caméras pourraient équipées l’ensemble des acteurs du service public : soignants, sapeurs-pompiers, forces de l’ordre, gardiens pénitenciers, …

Retrouver la page du produit sur le site de la marque Axon en cliquant sur le lien suivant.

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