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HDP - Histoires de pompiers

Hygiène et prophylaxie

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I – Une infection, c’est quoi ?

Une infection, c’est lorsque des agens infectieux étrangers (germes, virus, bactéries, champignons …) présents dans un environnement pénètrent un organisme dans lequel il se développe. Ces pathogènes provoquent alors des réactions du corps humain en sollicitant le système immunitaire : ainsi, aux désagréments du corps étranger viennent s’ajouter, par exemple, les symptômes d’une réaction inflammatoire : fièvre, douleur, rougeurs, gonflements …

Système immunitaire : c’est l’ensemble des processus et des mécanismes de défense mis en œuvre par un organisme pour lutter contre l’attaque d’éléments étrangers. Lorsque le système immunitaire est sollicité, on parle alors de réponse immunitaire.

Mais pour savoir comment lutter contre la transmission des maladies infectieuses et ainsi faire acte de prophylaxie, intéressons-nous aux modes de propagation et de contamination !

Prophylaxie (n.f.) : ensemble de moyens mis en œuvre pour empêcher l’apparition, l’aggravation ou la transmission des maladies.

II – Les modes de contamination

Nous pouvons les subdiviser en quatre domaines :

  1. Par voie cutanée
  2. Par voie aéroportée
  3. Par voie digestive
  4. Par des vecteurs externes

1. Par voie cutanée

La voie cutanée est le mode de transmission le plus fréquent pour les Sapeurs-Pompiers. Il existe deux types de contamination :

  • La contamination directe : par les mains ou par un contact peau à peau.
  • La contamination indirecte : par le contact avec du matériel, les parois du VSAV, les poignées de portes, les DASRI manipulés sans protection …

2. Par voie aéroportée

Comme pour la contamination par voie cutanée, il existe deux types principaux de contamination par voie aéroportée :

  • Via des goutelettes projetées lors de l’usage de la parole (postillons), lors d’une quinte de toux, d’un éternuement … Ces goutelettes contiennent des pathogènes présents dans les voies respiratoires. Mais la contamination n’est active que sur une faible distance (jusqu’à 1 mètre environ). C’est par exemple le mode de transmission de la grippe !
  • Via des particules en suspension dans l’air, parfois liées à la pollution.

3. Par voie digestive

Moins fréquente, la contamination par voie digestive peut être liée :

  • à l’eau, souillée par des produits agricoles ou des excréments animaux
  • à de la nourriture, ayant servi de milieu nutritif à des champignons et des bactéries qui s’y sont alors développées (salmonelles, …)

4. Par vecteur externe

Ce mode de transmission est lié à des attaques externes :

  • Piqûre par seringues ayant été en contact avec des liquides biologiques
  • Piqûre par insectes vecteur de maladie (moustique <-> paludisme)
  • Morsure par animaux malades (chien <-> rage) ou vivant dans des milieux contaminés (rats <-> égouts)

III – Comment se protéger des infections

Lorsque l’on intervient en VSAV, on ne connaît jamais les antécédents médicaux de la victime avant qu’elle nous les révèle, si seulement elle en est capable et souhaite nous en informer. Le risque qu’elle soit porteuse d’une maladie infectieuse transmissible est donc majeur et doit être impérativement considéré par toute l’équipe.

De même, lors d’une intervention sur un nourisson, il est possible que nous soyons légèrement malade : il y a alors le risque de le contaminer, d’autant plus que sa réponse immunitaire acquise est peu développée. Là aussi, c’est de la responsabilité de l’équipe de veiller à cette possibilité.

De fait, quelle que soit l’intervention, il est primordial de prendre certaines précautions indispensables, voire de les compléter dans certains cas spécifiques.

Voici donc une liste (non exhaustive) des mesures devant être réalisées systématiquement par chaque membre de l’équipe :

  • Avant tout, il faut être propre : l’hygiène corporelle est une obligation du sapeur-pompier pour remplir correctement ses missions.
  • Tout comme le corps, les vêtements doivent l’être également : la double dotation doit permettre de changer de tenue chaque jour afin de laver l’autre. Il ne faut pas hésiter à se changer en cours de journée après une exposition majeure à des liquides biologiques.
  • Partie intégrante de l’hygiène corporelle, les mains doivent être lavées après chaque contact, puis aseptisées avec une solution hydro-alcoolique.
  • Pour se protéger et pour protéger la victime, il faut porter des gants d’examen sur toute intervention et se rapprocher des Notes de Services départementales pour connaître leur durée d’emploi (généralement, il est demandé de changer de paire toutes les 10 à 15 minutes ; au-delà de ce délai, les matériaux perdent leur efficacité protectrice).

Voici donc une liste (non exhaustive) des mesures devant être réalisées systématiquement par l’équipe du VSAV :

  • Nettoyer le matériel utilisé (couverture, brancard, MID …)
  • Changer le drap du brancard
  • Nettoyer le sol
  • Respecter la procédure d’évacuation des DASRI
  • Signaler, suivant les procédures départementales, toute surface abimée ou rouillée

Enfin, sur ordre du chef d’agrès, du SAMU ou d’une autorité médicale présente, il peut être demandé de :

  • S’équiper d’une tenue complète pour risque infectieux : combinaison, masque respiratoire, lunettes de protection …
  • Procéder à une désinfection complète du véhicule dès la fin de l’intervention.
  • Se rendre sur le Service d’Accueil des Urgences d’un hôpital afin de passer des examens de contrôle s’il y a pu avoir un contact avec des liquides biologiques ou dans le cas d’un patient ayant une affection hautement transmissible.

Petit rappel pour conclure : on ne désinfecte que ce qui est propre !!! En effet, la saleté crée un écran “protecteur” devant les germes. Rapprochez-vous donc des procédures en vigueur dans votre Service Départemental d’Incendie et de Secours et n’oubliez jamais que la sécurité de tous est votre métier et votre responsabilité !

Immobilisation du rachis cervical – Atelle cervico thoracique

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Document réalisé par le SDMIS69 sur la base de donnée en ligne “Spiral” disponible ICI.

Les techniques de relevage

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Document réalisé par le SDMIS69 sur la base de donnée en ligne “Spiral” disponible ICI.

Le matériel de relevage

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Document réalisé par le SDMIS69 sur la base de donnée en ligne “Spiral” disponible ICI.

La surveillance

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Document réalisé par le SDMIS69 sur la base de donnée en ligne “Spiral” disponible ICI.

Immobilisation à l’aide du Plan dur

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Document réalisé par le SDMIS69 sur la base de donnée en ligne “Spiral” disponible ICI.

Les attelles

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Document réalisé par le SDMIS69 sur la base de donnée en ligne “Spiral” disponible ICI.

Les bilans

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Présentation des bilans en secourisme.

Bilan circonstanciel

Aussi appelé ou bilan flash, ou encore bilan “photo” :

  1. à l’arrivée sur les lieux, le chef d’équipe estime si la situation est gérable, et transmet soit une demande de renfort, soit informe la régulation de son arrivée ;
  2. observation de l’environnement et détermination des dangers présents et évolutifs ;
  3. mise en place des protections, éventuellement dégagement d’urgence des victimes ;
  4. évaluation rapide de l’âge et du sexe de la victime ;
  5. évaluation rapide du mécanisme et de la violence de l’événement ;
  6. un secouriste débute un maintien de tête en cas de suspicion de traumatisme rachidien ;

Bilan d’urgence vital

  1. recherche visuelle des détresses immédiates : hémorragies, étouffement ; réalisation des gestes d’urgence si nécessaire ;
  2. évaluation primaire des fonctions vitales en 15 à 30 secondes et réactions immédiates :

Bilan circonstanciel (suite)

Complément au bilan circonstanciel : interrogation de la victime et des témoins pour savoir ce qui s’est passé (malaise, accident) ;

Bilan fonctionnel : évaluation des fonctions vitales

  1. Neurologique
  2. Respiratoire
  3. Circulatoire

Bilan lésionnel : examen de la victime

  1. questionnement pour déterminer là où la victime à mal ;
  2. palpation délicate de la tête au pieds (sauf le ventre) pour déceler une humidité (hémorragie cachée par les vêtements, perte d’urine), une déformation ou un endroit douloureux ;

Bilan complémentaire

  1. questionnement sur l’événement (PQRST) :
    • P : qu’est qui a provoqué l’événement ?
    • Q : comment la victime décrit la douleur ? (Qualité)
    • R : quelle région du corps est douloureuse ?
    • S : Auto-évaluation de la douleur (0 vous n’avez pas mal, 10 la douleur est insupportable)
    • T : Depuis combien de temps ?
  2. questionnement médical (MHTA) :
    • M : la victime a t’elle des maladies connues ?
    • H : a t’elle été hospitalisée récemment ?
    • T : a t’elle des traitements médicaux en cours, a t’elle consommé des médicaments récemment ?
    • A : a t’elle des allergies connues ?

Ce bilan est ensuite transmis à la régulation médicale (de préférence par téléphone, sinon par radio) qui déterminera la suite à donner aux événements (évacuation par l’équipe présente, envoi de renforts, d’un autre vecteur d’évacuation, maintien de la victime à domicile et appel d’un médecin généraliste hors urgence).

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