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Hygiène et prophylaxie

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I – Une infection, c’est quoi ?

Une infection, c’est lorsque des agens infectieux étrangers (germes, virus, bactéries, champignons …) présents dans un environnement pénètrent un organisme dans lequel il se développe. Ces pathogènes provoquent alors des réactions du corps humain en sollicitant le système immunitaire : ainsi, aux désagréments du corps étranger viennent s’ajouter, par exemple, les symptômes d’une réaction inflammatoire : fièvre, douleur, rougeurs, gonflements …

Système immunitaire : c’est l’ensemble des processus et des mécanismes de défense mis en œuvre par un organisme pour lutter contre l’attaque d’éléments étrangers. Lorsque le système immunitaire est sollicité, on parle alors de réponse immunitaire.

Mais pour savoir comment lutter contre la transmission des maladies infectieuses et ainsi faire acte de prophylaxie, intéressons-nous aux modes de propagation et de contamination !

Prophylaxie (n.f.) : ensemble de moyens mis en œuvre pour empêcher l’apparition, l’aggravation ou la transmission des maladies.

II – Les modes de contamination

Nous pouvons les subdiviser en quatre domaines :

  1. Par voie cutanée
  2. Par voie aéroportée
  3. Par voie digestive
  4. Par des vecteurs externes

1. Par voie cutanée

La voie cutanée est le mode de transmission le plus fréquent pour les Sapeurs-Pompiers. Il existe deux types de contamination :

  • La contamination directe : par les mains ou par un contact peau à peau.
  • La contamination indirecte : par le contact avec du matériel, les parois du VSAV, les poignées de portes, les DASRI manipulés sans protection …

2. Par voie aéroportée

Comme pour la contamination par voie cutanée, il existe deux types principaux de contamination par voie aéroportée :

  • Via des goutelettes projetées lors de l’usage de la parole (postillons), lors d’une quinte de toux, d’un éternuement … Ces goutelettes contiennent des pathogènes présents dans les voies respiratoires. Mais la contamination n’est active que sur une faible distance (jusqu’à 1 mètre environ). C’est par exemple le mode de transmission de la grippe !
  • Via des particules en suspension dans l’air, parfois liées à la pollution.

3. Par voie digestive

Moins fréquente, la contamination par voie digestive peut être liée :

  • à l’eau, souillée par des produits agricoles ou des excréments animaux
  • à de la nourriture, ayant servi de milieu nutritif à des champignons et des bactéries qui s’y sont alors développées (salmonelles, …)

4. Par vecteur externe

Ce mode de transmission est lié à des attaques externes :

  • Piqûre par seringues ayant été en contact avec des liquides biologiques
  • Piqûre par insectes vecteur de maladie (moustique <-> paludisme)
  • Morsure par animaux malades (chien <-> rage) ou vivant dans des milieux contaminés (rats <-> égouts)

III – Comment se protéger des infections

Lorsque l’on intervient en VSAV, on ne connaît jamais les antécédents médicaux de la victime avant qu’elle nous les révèle, si seulement elle en est capable et souhaite nous en informer. Le risque qu’elle soit porteuse d’une maladie infectieuse transmissible est donc majeur et doit être impérativement considéré par toute l’équipe.

De même, lors d’une intervention sur un nourisson, il est possible que nous soyons légèrement malade : il y a alors le risque de le contaminer, d’autant plus que sa réponse immunitaire acquise est peu développée. Là aussi, c’est de la responsabilité de l’équipe de veiller à cette possibilité.

De fait, quelle que soit l’intervention, il est primordial de prendre certaines précautions indispensables, voire de les compléter dans certains cas spécifiques.

Voici donc une liste (non exhaustive) des mesures devant être réalisées systématiquement par chaque membre de l’équipe :

  • Avant tout, il faut être propre : l’hygiène corporelle est une obligation du sapeur-pompier pour remplir correctement ses missions.
  • Tout comme le corps, les vêtements doivent l’être également : la double dotation doit permettre de changer de tenue chaque jour afin de laver l’autre. Il ne faut pas hésiter à se changer en cours de journée après une exposition majeure à des liquides biologiques.
  • Partie intégrante de l’hygiène corporelle, les mains doivent être lavées après chaque contact, puis aseptisées avec une solution hydro-alcoolique.
  • Pour se protéger et pour protéger la victime, il faut porter des gants d’examen sur toute intervention et se rapprocher des Notes de Services départementales pour connaître leur durée d’emploi (généralement, il est demandé de changer de paire toutes les 10 à 15 minutes ; au-delà de ce délai, les matériaux perdent leur efficacité protectrice).

Voici donc une liste (non exhaustive) des mesures devant être réalisées systématiquement par l’équipe du VSAV :

  • Nettoyer le matériel utilisé (couverture, brancard, MID …)
  • Changer le drap du brancard
  • Nettoyer le sol
  • Respecter la procédure d’évacuation des DASRI
  • Signaler, suivant les procédures départementales, toute surface abimée ou rouillée

Enfin, sur ordre du chef d’agrès, du SAMU ou d’une autorité médicale présente, il peut être demandé de :

  • S’équiper d’une tenue complète pour risque infectieux : combinaison, masque respiratoire, lunettes de protection …
  • Procéder à une désinfection complète du véhicule dès la fin de l’intervention.
  • Se rendre sur le Service d’Accueil des Urgences d’un hôpital afin de passer des examens de contrôle s’il y a pu avoir un contact avec des liquides biologiques ou dans le cas d’un patient ayant une affection hautement transmissible.

Petit rappel pour conclure : on ne désinfecte que ce qui est propre !!! En effet, la saleté crée un écran “protecteur” devant les germes. Rapprochez-vous donc des procédures en vigueur dans votre Service Départemental d’Incendie et de Secours et n’oubliez jamais que la sécurité de tous est votre métier et votre responsabilité !

Les techniques de relevage

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Document réalisé par le SDMIS69 sur la base de donnée en ligne “Spiral” disponible ICI.

Le Blast et le Crush syndrome

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I – Le Blast

Le “blasté” est une victime qui présente des lésions provoquées par l’onde de choc d’une explosion. 

L’onde de choc se propage différement en milieu gazeux, liquide ou solide.

 

En milieux gazeux : 

Les lésions concernent surtout les organes creux.

 

En milieu liquide : 

Les effets de l’onde de choc ne concernent que les parties immergées de l’organisme. En raison de l’oncompressibilité de l’eau, la perte d’énergie est moins rapide qu’en milieu gazeux. La surpression créée est d’autant plus importante que la pression est élevée. En pratique la zone dangereuse autour du point d’explosion est 10 fois plus étendue qu’en milieu aérien et les blast est d’autant plus grave qu’il se produit en profondeur. Les lésions concernent surtout les organes pleins. 

 

En milieu solide : 

L’onde de choc est transmise au corps par un solide avec lequel il est en contact direct. L’incompressibilité augment sa vitesse et réduit l’amortissment, la rendant plus nocive. 

Les lésions concernent surtout l’appareil locomoteur. Selon certains auteurs, le blast solide n’existerait pas, les solides ne pouvant transmettre une variation de pression. 

 

Les facteurs de gravité du blast : 

Facteurs en rapport avec le milieu : 

-Enceinte close, la réverbération crée de multiples ondes dont les pressions de crêtes s’ajoutent. 

-Au voisinage d’un obstacle, une victime placée directement derrière un obstacle sans être à son contact est protégée de l’onde de choc,. Une victime placée à l’avant subit les ondes de choc initiales et reverbérées. 

-Au niveau d’un orifice étroit, l’onde de choc se comporte comme un jet engendre des lésions graves sans sa projection. 

 

Facteurs en rapport avec la victime : 

-La position de la victime par rapport à l’explosion doit être prise en compte. une victime couchée dans l’ace de déplacement de l’onde de choce présente des lésions moins graves qu’en position debout face à l’explosion. 

-Le poids de la victime influe également sur les lésions, celles-ci étant d’autant moins graves que la victime est lourde. 

 

Le blast primaire : 

Il regroupe les lésions dues à l’action directe de l’onde de choc. Le blast primaire est grave, de nombreuses victimes blastées décèdent sur place de lésions associées. 

La blast pulmonaire : Il est principalement responsable de la surmortalité des personnes blastées. Il est dû au traumatisme par le gril costal qui, violement enfoncé par l’onde de choc provoque contusion pulmonaire ou rupture de la membrane alvéolo-capillaire. 

La blast pharyngé : Il est la conséquence de la contusion des tissus mous par le squelette pharyngé. Il est souvent associé au blast pulmonaire car les seuils du blast pharyngés et pulmonaires sont proches. Les signes cliniques sont pauvres, le principal étant la dysphonie.

Le blast neurologique : L’atteinte du système nerveux central est généralement secondaire à un blast pulmonaire compliqué d’embolie gazuse. Les troubles de la conscience (de l’obnubilation au coma) et les troubles du comportement (sidération euphorie paradoxale, agitation) apparaissent au premier plan.

Le blast cardiaque : Il peut être dû au tramatisme du myocarde par le plastron costal (contusion ou plus souvent rupture du myocarde) ou être secondaire ) une embolie gazeuse. On observe des troubles divers (hypotension, tachycardie, marbrure, fréquence cardiaque irrégulière, douleur thoracique voir arrêt cardiaque).

Le blast oculaire : De part sa structure tissulaire, l’oeil est soumis à de graves lésions lorsqu’ils sont atteints par l’onde de choc.

Le blast auditif : Il concerne toutes les atteintes de la membrane tympanique.

Le blast abdomino-pelvien : Il est responsable de nausées, de vomissements, d’hématémèse, de méléna, d’hématurie, de douleurs abdominales. On peut également noter des douleurs testiculaires voir une émasculation.

Le blast ostéo-articulatoire : Les lésions peuvent aller au délabrement d’un membre à l’amputation traumatique. Le nombre et la taille des fragments osseux peuvent faire décider d’une amputation par le chirurgien une fois la radiographie faite.

 

Le blast secondaire :

Il est dû à la projection de débris. On parlera de “poly criblage”. 

Le poly criblage superficiel : Il est la conséquence de la projection de multiples débris de petites tailles. Il est très étendu en superficie et il ne met pas en jeu le pronostic vital à court terme.

Le poly criblage profond : Il concerne les victime les plus proches de l’explosion. Sa gravité dépendant non seulement de sa profondeur mais également de la région lésée. 

 

Le blast tertiaire & quaternaire : 

Ils résultent de la projection de la victime par l’explosion (blast tertiaire) et d’effets secondaires à l’explosion tels que les brûlres, intoxication par les fumées, ensevelissement (blast quaternaire). 

 

Toutes personnes exposées à une explosion, même si elles ne présentent âs de signes cliniques graves doivent être suspectées d’être blastées, car elles peuvent présenter une décompensation secondaire. La surveillance clinique et paraclinique (monitoring) est d’une importance capitale. Se méfier de la personne apparemment indemne. 

 

II – Le Crush Syndrome 

Le crush syndrom représente les lésions dues à une compression prolongée de masses musculaires (membres le plus couvent) souvent dû à un AVP ou un tremblement de terre.

L’orsqu’il y a compression d’une masse musculaire, 2 phénomènes vont se produire : 

-Lésion des cellules par la compression, qui sera d’autant plus importante que le charge sera importante et la durée de compression élevée.

-Diminution voir arrêt de la circulation sanguine dans le muscule par compression des vaisseaux sanguins. 

 

Les cellules qui vont être privées d’oxygène vont se mettre à souffrir voir à mourir.  Quand une cellule souffre elle a tendance à se gorger d’eau. Il y a donc augmentation du volume des cellules musculaire au sein d’un espace qui ne peut pas s’étendre. Le muscle va donc monter en pression pérénnisant le manque d’apport de sang en fermant les vaisseaux sanguins. Le phénomène s’auto entretien.

D’autre part les cellules qui meurent ou qui souffrent relâchent dans la circulation sanguine des produits de dégradations qui, en grande quantité peuvent être toxiques pour le coeur ou les reins. 

Tant que la charge est maintenue et que la curculation est coupée, les produits restent dans le muscle. Si la charge est levée sans précaution, ces produits repartent en grande quantité dans la circulation générale. 

L’action sur la coeur est immédiate, provoquant un trouble du rythme voir un arrêt cardiaque. L’action sur le rein est plus retardée, créant une insuffisancerénale dans les heures qui suivent. 

 

Il y a lieu de rechercher la durée de compression ainsi que les antécédents de la victime. 

La compression ne doit jamais être levée sans un avis médical.

 

La pendaison et la noyade

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I – La pendaison

La pendaison est une situation où la victime se retrouve suspendue généralement au moyen d’une corde au tour du cou. La pendaison peut provoquer des traumatismes graves du pharynx comme des cervicales, elle entraîne suffocation, impossibilité de respirer jusqu’au décès.

 

La pendaison avec notion de chute : 

Lors des pendaisons avec chute, c’est l’arrêt net de la chute par la corde qui provoque un traumatisme graves sur les vertèbres cervicales, la section ou l’arrachement de l’extrémité supérieure de la moelle épinière entraîne une atteinte des centres nerveux qui commandent la respiration et certaines fonctions cardiaques, provoquant ainsi un arrêt brutal de leur fonctionnement d’où une mort quasi instantanée.

-> Nécessite la pose d’un collier cervical avant de commencer la RCP

La pendaison sans notion de chute : 

La pendaison sans notion de chute ou de faible hauteur est un mécanisme appelé “strangulation” c’est un phénomène de compression.

La compression des veines jugulaires, empêchent le retour du sang depuis la tête vers le coeur, d’où un oedème et une cyanose visibles au niveau de la face et de la langue. LA constitution d’un oedème cérébral entraîne une perte de connaissance assez lente suivie d’un décès assez tardif.

La compression des artères carotides entraîne une ischémie cérébrale qui se traduit par une perte de connaissance rapide conduisant au décès de la victime.

La compression des voies aériennes nécessite une très forte pression, et l’écrasement de la trachée est une éventualité rare, cette dernière étant protégée par des anneaux de cartilage.

On distingue : 

-Les pendaisons dites complètes : les pieds sont au-dessus du sol

-Les pendaisons dites incomplètes : les pieds touchent le sol sans un véritable appui.

 

Une pendaison incomplète est toujours “une pendaison lente” le décès ne survient qu’au bout de plusieurs minutes.

 

La pendaison est en général un geste suicidaire surtout en milieu rural, carcéral ou psychiatrique. Chez les 15-24ans c’est le mode de suicide qui prédomine à 35% devant les armes à feu 32%, et l’absorption de médicaments 14%. Elle reste le premier mode de l’autolyse aussi bien pour les hommes que pour les femmes.

Autre phénomène est la strangulation qui survient de manière accidentelle chez l’enfant par le biais de jeux dangereux (jeu du foulard).

 

Face à un pendu la première action doit être la dépendaison excepté si la victime est visiblement morte depuis longtemps.

Deux risque sont liés à la dépendaison : 

-Le risque de chute de victime, qui peut provoquer des traumatismes secondaires

-La mobilisation du cou en cas de traumatisme cervical

 

Une pose de collier cervical s’impose.

Même coupé le lien doit être retiré car il peut réaliser un garrot veineux coincé dans un sillon profond.

 

II – La noyade 

La noyade est une irruption de liquide dans les voies aériennes en général par submersion, entrainant le décès.

Au sens strict, on distingue les noyés qui décèdent à la suite de cette submersion et les quasi-noyés qui survivent à la submersion, mêmes s’ils sont trouvés en état de mort apparente.

L’eau dans les alvéoles pulmonaires particulièrement si elle est chlorée ou riche en particules (eaux d’un étang) provoquera secondairement un oedème pulmonaire lésionnel.

L’eau étant un milieu conduisant bien la température, les victimes sont donc souvent en hypothermie.

 

Les quasi-noyés peuvent présenter différents tableaux de signes cliniques. Ils se hiérarchisent en quatre stades comme suit : 

Stade 1 = L’aquastress 

Il s’agit d’un accident aquatique sans inhalation de liquide. La victime est consciente, angoissée, elle frissonne, sa fréquence respiratoire tout comme sa fréquence cardiaque sont élevées.

 

Stade 2 = La petite hypoxie 

La victime est consciente, elle est épuisée, angoissée en hypothermie. Elle présente un encombrement liquidien broncho-pulmonaire. Elle présente des signes de détresses respiratoire comme la cyanose associées à une tachycardie.

 

Stade 3 = La grande hypoxie

La victime dont l’état de conscience est altéré (troubles du comportement, somnolence ou inconscience) est en détresse respiratoire majeure. Cyanose, hyperventilation ou bradypnée, tirage, encombrement broncho-pulmonaire, irrégularité du pouls, hypothermie, pression artérielle basse.

 

Stade 4 = L’anoxie

La victime est inconsciente en arrêt cardio-respiratoire (ACR)

 

Les troubles observés sont dus à l’irruption de l’eau dans les voies aériennes, puis dans les alvéoles pulmonaire, ce qui provoque la destruction de ces alvéoles.

Cependant ne pas tenter d’extraire l’eau intra-pulmonaire ni de faire vomir la victime.

Déshabillage, séchage et emballage dans une couverte de survie sans retarder la pratique des gestes de secourisme.

Surveillance continue de la conscience, de la fréquence respiratoire, de la fréquence cardiaque, de la TA, de la température, de la coloration de la peau, et de l’efficacité de l’oxygénothérapie.

 

La surveillance

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Document réalisé par le SDMIS69 sur la base de donnée en ligne “Spiral” disponible ICI.

Les pathologies neurologiques

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I – Traumatisme Cranien

Tout choc sur le crâne est appelé traumatisme crânien.

Il peut s’accompagner d’une bosse, d’une plaie du cuir chevelu ou d’une fracture du crâne. Le traumatisme crânien, se recontre fréquemment sur intervention.

Les signes : 

Visibles : 

-Plaie et/ou hématome du cuir chevelu

-Déformation de la boite crânienne (fracture ouverte ou fermée)

-Saignement du nez

-Saignement de l’oreille

-Vomissement

-Victime inconsciente

-Convulsions

 

A rechercher : 

-Etat des pupilles

-Paralysie des membres

-Amnésie

-Perte de connaissance et la durée

-Durée de l’intervalle libre

 

II – AVC

Les accidents vasculaires cérébraux sont des déficits neurologiques d’apparition aiguë provoqués par des troubles circulatoires cérébraux.

Le cerveau est richement irrigué par un réseau complexe de vaisseaux sanguins.

L’accident vasculaire cérébral à deux causes : 

AVC ischémique : Obstruction d’un vaisseau cérébral, la zone qu’il vascularise ne reçoit plus de sang et souffre

AVC hémorragique : Saignement d’un vaisseau cérébral, l’épanchement peut comprimer certaines structures cérébrales.

 

Ces accidents sont dits “transitoires” (ex Accident ischémique transitoire) s’ils régressent sous 24 heures, “constitués” s’ils persistent après ce délai.

Ils peuvent avoir des conséquences irréversibles, voir entrainer le décès de la victime.

Les signes :

Visibles :

-Paralysie d’un côté du corps, du visage

-Trouble de la parole

-Trouble de la conscience : agitation, somnolence, inconscience

-Pâleur, sueurs

-Convulsions

 

A rechercher :

-Quel est l’âge de la victime ?

-La victime fume t-elle?

-La victime a t-elle fait un effort?

-Maux de tête intenses

-La victime a t-elle un traitement médical?

 

III – La crise convulsive 

La crise convulsive est une sorte d’orage électrique au niveau cérébral. Pendant la crise le cerveau est comme déconnecté : la victime perd conscience.

La crise convulsive est dite “généralisée” quand elle intéresse l’ensemble du corps, “partielle” quand elle intéresse une partie du corps.

 

Les causes : 

-Une fièvre élevée (surtout chez les enfants)

-Une hypoglycémie

-Une infection du système nerveux (méningite)

-Un traumatisme crânien grave

-Un accident vasculaire cérébral

-Une tumeur intra-cérébrale

-Une cause toxique (alcool, intoxication au CO, médicaments)

-Une maladie : épilepsie

-Une non-prise de son traitement par un épileptique connu

 

Les signes : 

La crise convulsive généralisée débute par une perte de connaissance suivie de trois phases successives :

Phase tonique : 10 à 20 secondes

-Cri initial parfois

-Chute brutale

-Raidissement du corps avec tête rejetée à l’arrière

-Membres supérieurs et inférieurs en extension

-Pupilles généralement dilatées et non réactives

-Apnée avec parfois cyanose aux lèvres

-Morsure de la langue

-Parfois perte d’urine non contrôlée et écume dans la bouche

 

Phase clonique : 30 à 40 secondes

-Convulsions diffuses, violentes et rytmées de tout le corps ou d’une partie du corps

-Révulsion oculaire

-Sécrétion salivaire

-Emission d’urine

 

Phase résolutive : phase de relâchement 

-Les convulsions cessent

-La respiration est ample, bruyante et ronflante

-Relaxation musculaire

-Victime hébétée, désorientée, prostrée et fatiguée ou inconsciente

-Amnésie de la crise

 

IV – Malaise Vagal 

Le malaise vagal est dû à une stimulation excessive du nerf vague (=nerf pneumogastrique).

 

Les signes : 

-Ralentissement du rythme cardique

-Chute de la TA

-Sueurs

-Pâleur

-Vue trouble

-Céphalées

-Diminution apport O2 au cerveau

 

Les causes : 

-Circonstances de déclenchement : vue du sang, témoin d’un accident

-Emotions

-Fatigue

-Peur

-Etc…

 

V – Tetanie 

Syndrome caractérisé par des contractures des extrémités (main d’accoucheur) et une hyperventilation. La tétanie évolue par crise.

L’hypocalcémie (diminution de calcium est une des causes de la tétanie.

 

Les signes :

-Hyperventilation entrainant une perte d’O2

-Contractures musculaires symétriques des extrémités

-Douleurs musculaires

-Crampes

-Fourmillements : lèvres membres inférieurs et supérieurs

– +/- sensations vertigineuses

– +/- troubles visuels

-Etat de conscience normale

 

Interrogatoire :

-Antécédent de crise de tétanie, traitements

-Surmenage, fatigue, angoisse, peur, stress

 

VI – Spasmophilie 

Hypersensibilité neuromusculaire et affective.

Forme mineure de la tétanie. Manifestation chronique de la tétanie sans anomalie du taux de calcium.

Les signes :

-Fatigue, douleurs abdominales, vomissements, flou visuel, tremblements, contractures, hyperventilation, respiration ample, maux de tête, anxiété, nervosité…

 

Interrogatoire :

-Antécédents de crise de spasmophilie

-Surmenage, fatigue, angoisse, peur, stress

 

VII – La hernie discale 

C’est la sortie du disque intervertébral en arrière des vertèbres.

Cette sortie est souvent due à une mauvaise utilisation du rachis notamment en flexion (vers l’avant). Elles peuvent survenir à tous les étages du rachis mais sont les plus souvent sur le rachis lombaire ou cervical.

Les efforts importants que subissent les disques dans ces flexions les poussent vers l’arrière.

Quand le disque vient comprimer une racine nerveuse, cela crée une douleur (la sciatique) sur le trajet du nerf comprimé, accompagnée ou non de fourmillements.

En fonction du degré de compression, cela peut aller jusqu’à la paralysie.

 

Les signes : 

-Douleur à type de brûlure ou électrique

-Partant du cou, irradiant dans le membre

-Survenue le plus souvent brutale à la suite d’un mouvement

 

Rechercher : 

-Baisse de force ou paralysie dans le membre atteint

-Sensation de fourmillement ou autre

Le matériel de relevage

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Document réalisé par le SDMIS69 sur la base de donnée en ligne “Spiral” disponible ICI.

Neurologie – Généralités

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Le sytème nerveux fait partie d’une des trois fonctions vitales.

Il assure le fonctionnement de tout l’organisme et régule toutes ses activités. Il est constitué d’organes qui nous mettent en relation avec le monde qui nous entoure. Il est constitué de 2 parties : le système nerveux central comprenant l’encéphale et la moelle épinière, et le sytème nerveux périphérique, comprenant les nerfs qui sortent de la moelle.

L’encéphale est constitué de plusieurs éléments : 

Le cerveau composé de deux hémisphères. Il assure les facultés intellectuelles.

Le cervelet intervient dans le controle de l’équilibre, de la contraction des muscles pour assurer les mouvements habituels.

Le bulbe rachidien est chargé de la régulation des fonctions fondamentales involontaires comme le rythme cardiaque, la respiration ou la température corporelle. Il assure de plus la transmission, des influx nerveux entre la moelle épinière et les hémisphères cérébraux.

L’encéphale est relié à toutes les parties de l’organisme par des nerfs.

La moelle épinière et les nerfs périphériques : 

La moelle épinière est située dans la colonne vertébrale (elle passe au milieu des vertèbres. Elle est le point de départ de miliers de nerfs qui se distribuent ensuite dans tout l’organisme. Elle sert en quelque sorte de fil télégraphique permettant de relayer les signaux envoyés par le cerveau.

Protection du système nerveaux : 

L’encéphale est entouré des méninges. Ce sont des feuillets au milieu desquels se trouve le liquide céphalo-rachidien qui protège et amorti les chocs. Autours des méninges on trouve les os de la boite cranienne.

La moelle épinière est entourée par la colonne vertébrale. Il s’agit d’un empilement de vertèbres. Entre chaque vertèbre on trouve un disque intervétébral dont le rôle est d’amortir les chocs.

Conscience et inconscience : 

La conscience est la perception par l’homme de son existence, de ses facultés, de ses actes et de l’exsitence des autres.

L’inconscience est la perte momentanée ou durable de la perception de son existence et de l’existence des autres. Le fonctionnement du système végétatif peut être plus ou moins altéré en cas de trouvle de la conscience.

Evaluation de la réponse verbale : 

Au questions et ordres simples la victime répond de façon : 

– Orientée : la victime répond de façon claire et précise aux questins qu’on lui pose

-Confuse : la victime commet des erreurs ou se répète régulièrement

-Inadaptée : elle émet des mots ou des phrases qui n’ont rien à voir avec les questions posées

-Aucune : il n’y a aucun son émis par la victime

Evaluation de la réponse motrice : 

A la stimulation douloureuse la victime peut : 

-Enlever la main qui la stimule : elle est adaptée

-Diriger sa main vers la main qui la stimule sans pouvoir l’enlever : elle est orientée

-Diriger sa main vers l’endroit douloureux de façon imprécise

-Avoir une flexion ou une extension réflexe de ses bras

-Ne jamais réagir du tout

Recherche d’autres signes de détresses neurologique : 

Réaction pupillaire aussi appelé reflexe photomoteur : 

Il consiste à étudier la réaction des pupilles à la lumière, si les pupilles se rétractent à la lumière on dit qu’elles sont réactives. Elles sont symétriques si la réaction est identique des 2 côtés.

En cas d’asymétrie de la réaction il convient de préciser l’état de chaque pupille.

L’état des pupilles permet d’évaluer le fonctionnement du cerveau.

L’étude de la parole donne une indication sur les capacités du cerveau à fonctionner, à enregistrer et traiter les informations.

L’étude de la motricité et de la sensibilité témoigne d’une atteinte sur les voies de transmission, de l’influx nerveux (ex : traumatisme du rachis) ou d’une atteinte au niveau de la commande centrale (dans certains AVC).

La recherche des signes associés permet de trouver une cause aux troubles de la fionction nerveuse.

L’évaluation des trouvles de la conscience, permet de coter le score de Glasgow.

Le score de Glasgow (CGS : Coma Glasgow Score) est une échelle qui a été inventée pour l’avaluation et la surveillance des troubles de la conscience chez les patients présentant un traumatisme crânien. Elle est utilisée maintenant chez tous les patients présentant un trouble de la conscience.

Détermination du score de Glasgow : 

Score

   

 Ouverture des yeux 

Y

 Réponse verbale   

V

 Réponse motrice

M

1 Aucune Aucune Aucune
2 A la douleur Incompréhensible Extension MI et MS
3 A la parole Inadaptée Flexion MS et

extension MI

4 Spontanée Confuse Evitement
5 Orientée Orientée
6 Aux ordres

MI : Membres Inférieurs     –     MS : Membres Supérieurs

Le score de Glasgow s’obtient en additionnant les scores obtenus pour chaque item : Y+V+M 

Ex : Glasgow à 8 avec Y2 + V2 + M4

​Ce qui correspond à :

-Ouverture des yeux à la douleur

-Emission de sons incompréhensibles

-Mouvements orientés vers la source de la douleur mais inefficaces

Par exemple un score évalué à 7 va imposer une intubation et donc une présence médicale.

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