HDP - Histoires de pompiers

Découverte de SMH, le dispositif de sauvetage de sauveteur intégré à la tenue de feu

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SMH – SAVE MY HERO

Autosauvetage, sauvetage de sauveteur, ces termes commencent à arriver dans le monde des pompiers grâce à des innovations récentes, car si sauver des personnes est la mission reine dans le monde SP, se sauver soi-même ou bien sauver son collègue est une préoccupation grandissante. Aujourd’hui, focus sur SMH le dispositif de sauvetage de sauveteur intégrée à la tenue de feu.

Un prototype de tenue a été présenté la première fois lors du congrès national des sapeurs-pompiers qui s’est tenu à Ajaccio en 2017, elle était également présente lors du congrès de Vannes cette année. A noter que le système SMH vient tout juste de se voir délivrer son brevet, un grand pas pour sa commercialisation.

Ce système innovant et simple sera bientôt proposé à tous les services d’incendie et de secours, nationaux et internationaux, pour la garantie de la sécurité de leurs personnels.

Vous pouvez suivre l’aventure de cette innovation sur sa page Facebook : Same my Hero – SDS

Simple et efficace, le système SMH permet une extraction rapide d’un pompier blessé. @SMH

SMH c’est quoi le principe ?

Elle est conçue pour tirer rapidement hors de la zone critique tout sauveteur tombé sur le théâtre d’intervention, en tout temps, en tout lieu, par n’importe quel équipier(ère), et cela, tout en limitant sa consommation d’air.

Dès la première seconde, l’équipier valide peut sauver la vie de son équipier tombé à terre en agissant simplement, presque en réflexe. Pas besoin de se souvenir de quelconque manoeuvre complexe ni de manipuler plus que de raison la victime, on tire sur la sangle et puis c’est tout.

Le système SMH prend en compte le poids du corps au niveau du bassin, facilitant l’extraction et réduisant le risque de traumatisme sur le pompier blessé.

La tenue, a été prototypée par SIOEN, ce qui n’empêche pas que l’ensemble des fabricants pourront proposer cette option dans leur gamme.

Les atouts du système :

Immédiateté

Pas de temps perdu à réfléchir

Le système est immédiatement disponible et facilement identifiable. Pas de temps de préparation !

Force de Traction

Pas besoin d’être un athlète

La configuration verticale et la longueur de la sangle vous permet une traction longitudinale, presque sans effort.

Intuitif

Pas besoin de formation préalable

Une sangle, on tire, c’est tout ! Le système est très simple. La formation peut être entreprise lors des manœuvres de la garde.

Intégré

Il EST l’EPI

Le système SMH fait partie intégrante des étapes de fabrication de la tenue d’intervention. Pas de rajout !

Innovant

Le sauvetage abordé sous un autre angle

En étant placé sur le pantalon, le système prend en compte le poids du corps au niveau du bassin, centre de gravité de toute personne.

Simple

Pourquoi faire compliqué ?

Simple mais efficace, le système tire sa force de cette qualité. Et les coûts de fabrication s’en ressentent !

Belle combinaison de deux systèmes de sauvetage de sauveteur : SMH + Rhinoevac

Concrètement ça donne quoi ?

EXTRACTION vs EVACUATION

Il est utile de préciser que ces deux Termes, bien que proches, sont en fait bien différents sur le terrain.
L’extraction est une mesure d’extrême urgence (5 à 10 secondes) pour pouvoir sortir d’une situation périlleuse et immediate de la zone rouge.
L’évacuation est une mesure destinée à conditionner au préalable un blessé (1 à 2 minutes) de la zone orange où l’extraction du blessé a conduit.

SMH est le parfait exemple d’un bon système d’extraction.

Un dispositif conçu par un pompier :

Maxime SANTRAINE – Concepteur du système



Qui suis-je ?
Incorporé au Bataillon de Marins-Pompiers de Marseille en 1990, après avoir fait trois années de feux de foret en tant que saisonnier, j’apprends toutes les facettes du métier et la spécificité marine, qui me forge ce que je deviendrai plus tard.
De retour dans mon Nord natal, je passe 5 ans dans l’associatif avant de reconnecter avec le milieu pompier en m’engageant au SDIS 59. Je passerai toutes les étapes jusqu’à terminer Adjudant-Chef en 2012, date de ma fin d’engagement.
Au cours de ces années d’active, j’ai pu développer quelques spécialités (FdF, Depol, SR, SAP) et j’ai pu également me former aux techniques US en 2007 où j’ai décroché le niveau FF1 (FireFighter).
Passionné de techniques professionnelles, le SDS m’interpelle en 2013 et je m’y penche immédiatement lors de la création de livres pédagogiques. 
En 2016, l’idée de faciliter le sauvetage au cours des secondes critiques après l’accident me vient à l’esprit et je la formalise pour arriver à ce système que vous pouvez découvrir ci-dessous”.

Test du casque Gallet F1 XF de MSA

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Produit par MSA Gallet qui l’a développé pendant quatre ans grâce à une équipe de trente personnes, il a été présenté en octobre 2013 en marge du 120e congrès national des pompiers. Nous avons eu la chance grâce à MSA Gallet de tester le casque Gallet F1 XF dans plusieurs configurations.

Développé en collaboration avec des pompiers du monde entier, le casque Gallet F1 XF s’inscrit dans l’évolution constante de notre matériel.

Quel Confort pour le F1 XF : plus lourd ou pas?

Comparaison de poids* des différentes versions du casque F1 et du F1 XF.

*Ces mesures ont été prises avec le casque seul, sans options, sans bavolet.

Modèle de casquePoids
Casque F1 – CGF Gallet 19851, 245 kg
Casque F1 – CGF Gallet 19951,223 kg
Casque F1 – S14 1,331 kg
Casque F1 – SF1,525 kg
Casque F1 – SF Metal 1,622 kg
Casque F1 – XF1,581 kg

Un casque confortable :

Le casque F1 XF est donc plus lourd que la plupart des versions du F1, mais plus léger que la dernière itération de ce dernier ! Mais le poids est-il l’argument ou la variable la plus importante ? Et bien selon moi non. En effet, bien que plus lourd que la plupart des F1 le XF se démarque par un confort bien supérieur à son prédécesseur. Là où mon F1 SF pouvait être pénible à porter sur de longues durées, je n’ai aucun problème avec le XF. Cela sera surtout vrai si votre SDIS investit dans une version tout confort du casque.

A la suite du test, nous avons remarqué que l’étanchéité d’un masque ARI à griffes était plus difficile à obtenir que sur nos F1 SF. Cette remarque est surtout valable dans le cas des femmes, ou des hommes au visage très fin, probablement liée à la largeur du casque. Si le problème se règle sans souci grâce à un masque araignée, cela reste problématique dans les centres (comme celui d’une de nos testeuses) uniquement équipé de masques à griffes car cela entraîne une perte de temps avant engagement.

Le problème du bavolet :

Là où on a eu un peu plus de mal, c’est avec le bavolet. D’abord lors de l’installation. Alors que la manipulation ne prenait que quelques secondes sur le F1 SF, nous y avons passé quelques minutes sur le XF (peut-être que je ne suis pas doué me direz-vous, le système d’éclairage intégré n’a sans doute pas aidé, mais ce problème s’est posé pour chacun des utilisateurs de nos casques de test). Mais cette difficulté à l’installation n’est-elle pas un gage de sécurité? En effet, le bavolet de F1 SF est extrêmement facile d’installation, mais aussi à enlever, et il est déjà arrivé qu’une partie se décroche en intervention.

Sur le XF c’est totalement différent, le système de fixation du bavolet est à l’intérieur du casque et est beaucoup plus solide. En revanche, et de l’avis de plusieurs collègues utilisateurs du XF, le bavolet gêne un peu pour regarder vers le haut

Bref, malgré ce bavolet parfois un peu pénible, le confort est un très bon point pour le XF !

L’écran facial, doré ou bien transparent?

Si on devait nous poser la question uniquement sur l’aspect esthétique, on choisirai évidemment la version doré. Cette visière couleur Or est devenue en quelque sorte une sorte le “symbole du pompier”, et même pour nous pompiers ça veut dire quelque chose. 

La visière transparente, quels retours?

On a eu l’occasion d’essayer les deux versions de visières. En matière purement opérationnelle la visière transparente est très utile, elle couvre l’intégralité du visage, là où les lunettes ne couvrent que les yeux. En échange, les lunettes ne sont pas pas transparentes mais fumée, ce qui fera office de superbes lunettes de soleil au passage ! Si vous optez pour la visière doré vos lunettes seront transparentes.

A notre sens, on était plus serein dans un contexte secours routier avec la visière intégrale transparente. Avec elle, aucun risque qu’un éclat ne vienne heurter une zone non protégée puisque la protection est intégrale. Dans un contexte incendie une visière doré peut être plus rassurante, mais pour l’avoir testé lors d’un incendie assez important, elle fait un très bon pare flamme qui casse très bien le rayonnement du feu.

Si on devait faire un choix, on opterai pour la visière transparente qui a une réelle plus-value opérationnelle, même si on doit bien avouer que la version métallisée est nettement plus jolie.

Le Kit de lampes LED intégrées, utile ou gadget ?

Pour être honnête avec vous, au début on y croyait pas trop. Comparé à une lampe XP Led ou même XPS l’éclairage intégré de proximité semble faire bien pâle figure. Mais c’est justement car ses LED intégrées sont de l’éclairage de proximité qu’on ne peut pas vraiment comparer à l’éclairage d’une lampe, elles sont au contraire totalement complémentaires !

Un éclairage de proximité :

Kit de LED intégrées en binôme. @MSA

Voila des années que nous sommes utilisateurs des lampes XP LED de MSA. Selon nous, c’est un outil indispensable en intervention et la plupart d’entre nous ne peuvent pas concevoir de décaler sans elles la nuit. Car oui, bien sûr, dans la fumée ça ne fera pas grande différence si on n’y voit même pas sa main, mais pour ce qui est de la progression du fourgon jusqu’au point de pénétration ça vous évitera bien des problèmes croyez-moi ! En effet qui n’a jamais vu un collègue trébucher sur quelque chose par terre, ou galérer à raccorder ses tuyaux pour la simple unique raison qu’il n’avait pas de lampes?

Et c’est là tout l’intérêt du kit de lampes intégrées que nous propose MSA sur sur casque F1 XF. C’est un éclairage large et de proximité qui remplit à la perfection son job d’éclairer juste devant nous, à nos pieds. On n’attend pas de ces LED qu’elles remplacent un projecteur pour éclairer toute une zone, on veut qu’elles éclairent devant nous, et c’est déjà pas mal.

Dans tous les cas, pour l’avoir testé ce kit de lampes LED intégrées ne sont pas qu’un simple gadget pour faire joli, elles ont une réelle utilité lors des interventions de nuit.

RETEX Opérationnel :

RETEX de Nicolas Sergent-Chef CA2 :

“Jusque là j’utilisais ma lampe XP LED et les lampes intégrées de façon complémentaire, les petites LED qui éclairent devant moi, et ma lampe orientée soit vers le haut, soit vers le bas selon la situation pour accentuer l’éclairage où je le souhaite. Utilisateur depuis 10 ans d’une lampe sur mon casque, je rechignais réellement à la laisser de côté en intervention. Récemment, j’ai été amené à faire un feu de structure uniquement avec le kit de lampes intégrées, un peu malgré moi, car j’ai fais tomber ma lampe dans le fourgon (le feu étant à 500m de la caserne je n’ai pas eu le temps de remettre la main dessus).

Et bien, au final j’ai été agréablement surpris de leur efficacité, même utilisées seules sans lampe de casque additionnelle. Du moment où je suis sorti du fourgon jusqu’au point de pénétration, je n’ai eu aucune difficulté à voir correctement ce que je faisais. L’éclairage est moins puissant, mais bien plus large qu’une lampe et au final c’est beaucoup mieux qu’une lampe seule pour voir ce qu’on fait.

Une fois dans la bâtiment cela suffit à voir dans un rayon proche de soi, même dans un environnement enfumé. Pendant la phase de déblai, idem que pendant le reste de l’intervention, pas de réel manque vis à vis de ma lampe. J’ai d’ailleurs pu répondre aux questions de pas mal de collègues des casernes voisines assez curieux de me voir avec ce kit de lampes intégrées. Je pense que certains ont dû avoir pour idée de s’en procurer un par la suite”.

Caractéristiques techniques du casque F1 XF : 

Disponible en de nombreuses colories, le casque a même une version phosphorescente. @MSA
  • Matière: thermoplastique haute température,
  • moulé par injection
  • Doublure antichocs en mousse polyuréthane
  • Bandeau en textile NOMEX
  • Ecran facial à revêtement doré ou transparent
  • Fourni avec housse de transport

MSA a collaboré avec plus de 200 pompiers dans plus de 25 pays lors des différentes étapes du processus de développement du produit :

  • Définition des fonctionnalités et exigences essentielles
  • Évaluation des concepts techniques et des prototypes
  • Définition et choix du style et du design
  • Test fonctionnel dans des conditions réelles d’utilisation et d’entraînement

Testez le configurateur de casque virtuel sur le site de MSA



L’avis HDP

 
 
Casque F1XF par MSA Gallet

LES PLUS : 

  • Bien plus confortable que le F1
  • Poids mieux réparti que le F1
  • Protection thermique et mécanique irréprochable 
  • Possibilité d’y ajouter un kit de lampes LED
  • Ajustement à toutes les morphologies qu’on soit un homme ou une femme
  • Ecran oculaire réglable

LES MOINS : 

  • Un design qui ne plaira pas à tout le monde 
  • Le casque est très large
  • Un bavolet difficile à mettre en place et qui gêne pour la vision vers le haut
  • Kit de lampe qui est une option

Le Résumé : Après plusieurs semaines de test le F1XF nous a convaincu. Son poids est bien réparti et il est bien plus ergonomique que l’était le F1 SP. On ne mettra pas 5/5 car le design est subjectivement moins joli que le mythique F1. Bien sûr, ce dernier restera dans nos coeurs, mais l’avenir appartient sans nul doute au XF ! 

Test des manuels de formation de l’équipier Icone Graphic

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Nous avons le plaisir de vous faire notre premier retour de test produit Icone Graphic.

Au déballage du colis !

Avant de s’attaquer au vif du sujet, à savoir le test du manuel d’équipier de Sapeur-Pompier (volontaire ou professionnel), voici quelques mots pour vous présenter Icone Graphic. Cette maison d’édition est très utilisée dans le monde des secours, et pour cause : elle offre un panel très large de supports pédagogiques, de manuels, de mémos, et d’outils pour les métiers du secours à personne. Elle est bien connue de la plupart des SP et ses supports sont largement utilisés dans les formations.

Il y a quelques semaines, j’ai donc eu le plaisir de recevoir les derniers manuels de formation d’équipier Sapeur-Pompier à tester.

Avant de commencer, je rappelle que toute reproduction des ouvrages Icone Graphic est interdite, et que les extraits des livres présents dans cet articles ne sont là que pour vous donner un aperçu du contenu. Merci de respecter et de ne pas les utiliser à des fins personnelles.

Contrairement à l’ancien manuel, qui regroupait tous les items de la formation initiale dans un seul gros volume, cette version actualisée de l’ancienne édition se compose de deux tomes : le premier concerne le secours à personne (conforme aux dernières recommandations de la DGSCGC de 2018), et le second traite de tout le reste des opérations de secours auxquelles un équiper SP peut être confronté. L’ensemble des livres couvre donc le programme de formation initiale (FI) d’un équipier pompier.
Les deux ouvrages sont clairs, illustrés, et incluent des questionnaires d’auto-évaluation des connaissances.

Je vais commencer par vous parler du manuel de secours d’urgence aux personnes.

Cet ouvrage de 354 pages est conforme aux recommandations nationales en vigueur, et se compose de deux grandes parties :
– équipier Prompt Secours (PS)
– équipier VSAV

La partie équipier PS « a pour but de connaître le rôle d’un secouriste, sa mission et les moyens qu’il est susceptible d’utiliser, de prévenir les risques d’aggravation ou de sur accident, d’assurer votre propre sécurité et celle des autres et de mettre en œuvre une conduite à tenir appropriée face à une situation d’accident et/ou une détresse physique, avec ou sans matériel » (p.5) Elle est codifiée par la couleur bleue au long de l’ouvrage (marges, titres et tranche du livre).

La présentation du sommaire P6

L’ensemble est bien construit, cohérent et clair. Le rappel du cadre juridique, les notions élémentaires, la sécurité et l’hygiène et l’asepsie au début de la formation permettent à l’apprenant de comprendre le cadre dans lequel il évoluera en tant que secouriste, en sécurité pour lui et pour les autres. Son rôle, ses responsabilités, les différents intervenants d’une intervention et les risques sont exposés de façon claire, lisible, illustrés par un mélange de schémas, de dessins et de photos.
Puis, une fois le cadre posé, on rentre dans le vif du sujet avec la partie SAP à proprement parler. On attaque donc par les bilans, puis les détresses vitales, les autres atteintes, et les tests de connaissances.

J’apprécie le fait que de nombreux rappels (anatomiques, entre autres) apparaissent au fil des pages, pour assurer une compréhension de la manœuvre, de son utilité, du fonctionnement du corps humain. Les schémas, illustrations ou photo permettent une bonne visualisation de l’apport de connaissance, même si je trouve que certaines photos manquent de précision par rapport aux recommandations (mais c’est vraiment pour être tatillonne… Mieux vaut préférer se baser sur le texte que sur les photos !) Le test de connaissances en fin de partie reprend l’ensemble du programme, et se présente sous la forme d’un QCM de 150 questions.

La première page du QCM SAP…

La seconde partie de l’ouvrage, « équipier VSAV » « a pour objet de permettre à l’apprenant de prendre en charge une ou plusieurs victimes au sein d’une équipe constituée sous la responsabilité d’un chef d’agrès, de mettre en œuvre, en équipe, une conduite à tenir appropriée face à une situation d’accident et/ou une détresse physique, avec ou sans matériel, d’assurer l’inventaire, de contrôler et de reconditionner dans le respect des règles d’hygiène et d’asepsie le matériel nécessaire à une opération de secours d’urgence aux personnes. » (p.189). Elle est codifiée par la couleur verte au long de l’ouvrage (marges, titres et tranche du livre).

Comme pour la première partie, celle-ci comporte un sommaire à son début, page 190. 

Le sommaire de la deuxième partie


Là encore, on y retrouve différents chapitres dont le cadre juridique, les notions élémentaires, la protection et la sécurité spécifiques à l’équipier VSAV. On retrouve dans ces chapitres un approfondissement des notions vues dans la partie secouriste PS avec des apports de connaissances plus spécifiques au monde SP et au rôle d’un équipier SP… Et plus seulement d’un secouriste. On y aborde ce qu’est un équipage SP, les notions de nombreuses victimes, les conditions de sauvetage particulières…
Puis on s’attaque à nouveau à du secours à personne pur avec les éléments de bilan spécifiques aux SP, les malaises et affections spécifiques, les immobilisations et relevages, le relevage avec le brancardage, l’hygiène et l’asepsie pour finir comme pour la première partie par un QCM de test de connaissances.


Cette partie est assez complète également avec quelques éléments de protection contre l’incendie ou de secours routier, étroitement liées à l’activité d’un SP sur une mission de SAP. On y trouve toujours des schémas, photos ou dessins qui viennent appuyer le texte, l’aérer et le clarifier.
Les apports de connaissances sont bien répartis, adaptés et clairs dans chaque partie.


Toutes les techniques enseignées dans les FI y sont. On navigue facilement pour retrouver les informations que l’on cherche. Les codes visuels permettent de retrouver les informations recherchées en un coup d’œil.

Dans les deux parties, des encadrés de couleur apparaissent ; ils reprennent le code couleur utilisé dans les recommandations nationales chez le même éditeur : bleu pour les procédures, et orange pour les fiches techniques.

Les illustrations et les schémas sont pertinents, et offrent à ceux qui ont une mémoire visuelle un support précieux et ludique. Les codes couleurs permettent en un clin d’œil de repérer les informations que l’on cherche (notamment les encadrés procédures et fiches techniques).

Pour résumer : ce livre ne remplace bien évidemment pas une formation encadrée. Cependant, il est bien construit, reprend la globalité des recommandations de premier secours nationales et apporte un certain nombre de précisions indispensables à la bonne compréhension du travail de secouriste chez les SP. Les photos manquent parfois de précision (on va dire qu’elles sont non-contractuelles ^^) si l’on veut être pointilleux, mais le texte est celui de la DGSCGC. Il va plus loin qu’un simple exemplaire des recommandations (téléchargeable gratuitement sur le site du ministère de l’Intérieur), puisqu’il offre une compréhension globale de l’environnement SP.

De quoi noter les spécificités départementales, ou d’éventuelles précisions !

A la fin de chaque partie, on trouve des pages blanches intitulées « notes personnelles » sur lesquelles nous pouvons consigner les spécificités départementales, ou les remarques que nous avons à apporter. Il y a une page à la fin de la partie 1, 4 et demi à la fin de la partie 2.


Un petit reproche concernant les sommaires répartis devant chaque partie, légèrement compensé par les repères visuels bleu et vert ; j’aurais cependant aimé retrouver un sommaire et/ou un glossaire par techniques à la fin du manuel.

Globalement, ce livre est une base à avoir sous la main en cours de formation et par la suite, à consulter régulièrement pour réviser ses manœuvres SAP, tester ses connaissances et être sûr de maîtriser son sujet pour ne pas se retrouver en difficulté. C’est également un bon support à emmener en manœuvre et/ou en garde postée, pour réviser si l’on n’a pas de formateur sous la main ! Le pari pédagogique est réussi.

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A présent, voici mon retour sur le deuxième livre, le manuel d’équiper SP « intervenant(e) des interventions de secours ».

Il comporte 488 pages, et 4 parties :
– Module transverse et culture professionnelle
– Module secours routier
– Module Incendie
– Module opérations diverses

Il est organisé de la même manière que le manuel SAP, avec un sommaire au début de chaque partie, et un QCM pour tester ses connaissances à la fin.

1 . Le module Transverse

Premier module de formation dans le cursus du futur équipier, le module transverse pose les bases du reste de la formation. Nous y retrouverons 4 grandes parties : l’organisation et missions des SDIS/SMIS, un chapitre sur la culture professionnelle, les moyens radio et la préservation du potentiel physique et psychologique. Chaque chapitre a son propre sommaire et test de connaissances.
Le module transverse a pour vocation de permettre “de maîtriser les règles régissant les activités de sapeur-pompier volontaire, de connaître et d’utiliser les moyens de transmission et les procédures radio, d’avoir les connaissances pour préserver son potentiel physique et psychologique et de connaître les règles régissant le statut du sapeur-pompier professionnel” (p.5)

Le sommaire du module transverse

La première partie traite de l’organisation et missions des SDIS/SMIS. Nous y trouvons donc naturellement l’histoire du Sapeur-Pompier, des chapitres sur le service public, sur la sécurité civile, l’organisation des SDIS/SDMIS, leurs missions, les notions de responsabilité, les organes de concertation des SP, les organes associatifs, les casernements et gardes, et le test de connaissance.

S’il y a plus de texte et moins d’illustrations que dans le manuel SAP, les différents aspects de la culture SP sont abordés de façon claire, concise, précise et lisible. Parfois même avec une pointe d’humour…

Le courage ! 🙂

Des schémas et quelques dessins allègent un peu cette partie, qui se veut interactive avec des parties à compléter soi-même selon les informations de son département.

Il est agréable de pouvoir consulter toutes ces informations, qui sont parfois bâclées faute de temps lors de la formation, pour sa culture générale et pour la connaissance et la compréhension du fonctionnement du système dans lequel l’équipier évolue. Il permet à l’apprenant d’absorber ces informations au calme. Mention spéciale au tableau des grades, avec les appellations classiques ET féminisées. Même si ça fait actuellement polémique, il me semble que c’est une bonne chose et une attitude fort progressiste.

Cette partie est une mine d’informations trop souvent négligées, et mérite amplement qu’on y passe quelques minutes. C’est la base de la « culture pompier ». Lors de ma FI, nous n’avons pas eu le temps de trop s’attarder sur ces notions et j’ai apprécié de pouvoir lire ce condensé d’informations dans un seul ouvrage.

La partie Culture Professionnelle reprend sur une quinzaine de pages les informations sur le SP dans la fonction publique, les notions de responsabilité, les organes de concertation des SP, le casernement et la garde opérationnelle, les organisations syndicales, la protection sociale, les formations d’intégration des agents des collectivités territoriales de catégorie C et le test de connaissances, ainsi qu’une page de notes personnelles, pour pouvoir y annoter les éventuelles particularités départementales.

Sommaire Culture Professionnelle


Je ne m’attarderai pas sur cette partie, sinon pour dire que la présentation est claire, schématisée, et qu’elle permettra aux nouvelles recrues d’appréhender au mieux l’environnement SP dans lequel elles arrivent.

La partie Moyens Radio présente sur 8 pages l’utilisation technique et opérationnelle des terminaux radio, l’exploitation des équipements SIC embarqués dans les véhicules et l’équipement sélectif d’alarme. Le but de ces pages étant bien évidemment de comprendre le fonctionnement des moyens radio, leurs critères d’utilisation et leur entretien… Et on trouve bien entendu le test de connaissances ainsi que les notes.

Les différents types de terminaux sont représentés et détaillés, les canaux, raccourcis et codes à utiliser sont bien expliqués. Comme dans l’ensemble de l’ouvrage, les schémas et dessins pertinents apportent lisibilité et facilité de compréhension et de mémorisation.

Procédures radio

Les moyens radios ne sont pas toujours fréquemment utilisés par les équipiers dans les centres, relire cette partie est un excellent moyen de ne pas oublier les codes d’usage pour le jour où, suite à un départ en prompt secours sans chef d’agrès, par exemple, l’équipier doit passer un message radio. Là encore, cette partie est souvent survolée dans les formations, faute de temps, et la non-pratique peut être compensée par ce livre.

La partie Transverse se termine par un chapitre sur la préservation du potentiel physique et psychologique. Il s’agit ici d’acquérir les bases de la compréhension du besoin d’entretien physique, de la physiologie, et de prendre conscience des conditions d’apparition du stress et de comment y pallier. On y trouve donc les objectifs de l’activité physique, des connaissances théoriques et pratiques, la prévention des traumatismes professionnels, l’hygiène de vie, l’entraînement physique, la gestion du stress, le test de connaissance et un encart de prise de notes.

Sommaire Préservation du Potentiel physique et psychologique

Ces pages sont une mine d’informations et permettent à chaque SP (équipier ou gradé) de s’entraîner en conscience et de comprendre la nécessité et la méthodologie d’une bonne hygiène de vie, et d’une bonne condition physique.
Dans la plupart des centres, il y a des référents EAP (encadrement des activités physiques) qui pourront guider les nouvelles recrues dans leur entraînement, de manière plus individualisée que cet ouvrage. Mais il arrive qu’ils ne soient pas disponibles ou qu’il n’y en ait pas : cette partie permet une autonomisation des équipiers et c’est un point très positif.
La présentation met l’accent sur les dessins ou photos pour visualiser les positions des exercices, accompagnés d’explications. Les points à surveiller sont mis en évidence grâce à des panneaux et à un texte rouge et surligné.

Schémas, photos, points à surveiller mis en évidence, tout y est.

Tout y est : l’entraînement, les étirements, le retour au calme… Et j’ai apprécié la représentation d’hommes ET de femmes sur les photos/dessins.
La partie « apport théorique » rappelle le SAP, avec des informations factuelles et illustrées sur le fonctionnement anatomique et les risques de traumatismes.

La partie sur la gestion du stress permet à l’équipier inexpérimenté de comprendre dans quelles conditions il peut être confronté au stress (le sien, ou celui de ses collègues), quelles répercussions ce stress peut avoir, comment il se manifeste…

Les conséquences du stress !


J’apprécie particulièrement l’encart de prise de notes dédié aux protocoles départementaux, qui permet à l’équipier de savoir exactement quoi faire en cas de situation agressive vis-à-vis de lui ou d’un membre du SDIS. Savoir qu’il a noté ces informations ici lui permettra de s’y référer rapidement en cas de soucis.

Pouvoir noter les protocoles de son SDIS, et les retrouver facilement en cas de besoin…

Les méthodes de gestion du stress sont pertinentes ; c’est à mon sens une des parties les plus incontournables du transverse.

Pour finir, on trouve dans cette partie tous les « à côtés » du métier de sapeur-pompier. Ce sont les fondations sur lesquelles on peut rajouter les parties purement opérationnelles.
Dans mon département, le transverse comprend une partie de SAP (l’équivalent du PSE1 en gros), donc ce qui est nommé « module transverse » ici n’est pas exactement ce qui l’est chez moi. Pour autant, on y retrouve toutes les informations pour pouvoir évoluer dans le monde pompier dans de bonnes conditions, c’est particulièrement agréable de pouvoir naviguer facilement entre les parties, chercher rapidement une information.

2. Le module Secours Routier

Le module Secours Routier a pour objet de « connaître les procédures opérationnelles en matière d’intervention sur route, de mettre en œuvre les techniques et matériels de désincarcération et d’intervenir en toute sécurité » p.123

En 60 pages, ce module récapitule l’ensemble des connaissances des référentiels nationaux concernant le Secours Routier. On y trouve donc la conduite générale d’une opération de SR, et les matériels spécifiques.

Le sommaire du Secours Routier

La partie sur la conduite générale d’une opération de secours routier est la plus conséquente. Et pour cause ! On y trouve des informations purement théoriques (lexique de la désincarcération, catégories de victimes, mécanismes des lésions, les cas particuliers de véhicules, …) et des fiches techniques, avec le détail de l’ensemble des manœuvres (protection, balisage, calage, désincarcération…)

Cette partie s’illustre par de très nombreuses photos, illustrations et beaucoup de schémas. La signalétique est claire, les repères visuels sont efficaces.

Icone Graphic ne se contente pas ici de nous détailler les manœuvres, le sujet est traité en profondeur. On y retrouve des connaissances sur la mécanique et la structure d’une voiture (préambule à la désincarcération), chaque matériel contenu dans un VSR est détaillé. Par exemple, les différents types de cales sont représentés (bois, plastique…), pris en photos en et hors situation.

Les photos des manœuvres sont complétées par des schémas, permettant une excellente visualisation de la situation et de l’utilité du matériel.

Manoeuvre pas à pas

Les différents véhicules pouvant intervenir sur une mission de secours routier sont représentés également.

Par curiosité, j’ai ressorti mes cours de FI et je les ai relus. Pas de comparaison possible : l’apport des illustrations change complètement la donne, et je me suis rendue compte qu’une partie des informations contenues dans le manuel n’avaient même pas été abordées lors de ma FI !

Les informations sont actualisées (options « récentes » des véhicules comme le start and stop, les voitures électriques… ) et les manœuvres sont photographiées pas à pas. La compréhension, même sans approche kinesthésique ni manœuvre directe, est aisée et facilitera grandement la mise en pratique !
Petit bémol : seules les principales techniques sont représentées. Si vous voulez approfondir le sujet, Icone Graphic vous suggère d’investir dans son manuel spécialisé sur la désincarcération !

Manoeuvre pas à pas, et pub (à plusieurs reprises) pour le manuel spécifique désincarcération.

Cela dit, vous avez déjà de quoi couvrir un large panel d’interventions avec les techniques enseignées dans le manuel, et tout ce qui m’a été enseigné lors de ma FI figure dans ce manuel (en version remise à jour !).

La partie matériels spécifiques est plus succincte, bien qu’assez complète. On y retrouve le détail des matériels de forcement, leur composition, utilisation et entretien. Je ne m’attarderai pas sur cette partie.

A la fin de la partie SR, nous trouvons comme d’habitude le QCM test de connaissances, puis un encart réservé aux notes personnelles (en fonction des dotations en matériel de vos centres, des spécificités départementales, etc… )

Pour conclure, c’est un excellent support pour une formation SR, et pour réviser en attendant de manœuvrer. On y retrouve toutes les bases du secours routier, conformes au référentiel national, avec la MGO, les techniques les plus utilisées de désincarcération, les règles de sécurité. Les photos « pas à pas » des techniques permettent une très bonne visualisation de la manœuvre et ne laissent pas de place au doute. Même si rien ne vaut un formateur, des manœuvres et de l’expérience, c’est parfait pour partir sur de bonnes bases.

3. Module Incendie

Le module tant attendu par beaucoup de nouvelles recrues a pour objet de « connaître le feu et son comportement, le matériel et les techniques de lutte contre l’incendie, et d’exécuter efficacement les activités incendie conformément aux ordres donnés par le chef d’agrès ».
Ce module nous apporte des connaissances sur les reconnaissances, les équipements de protection, le port de l’appareil respiratoire isolant, les environnements à risque et les premières mesures conservatoires (et le test de connaissances !).

Le sommaire incendie

La première partie du module traite des reconnaissances. Il a pour but d’apprendre aux futurs équipiers à analyser leur environnement, et de rendre compte à leur chef avant engagement.

On y trouve la définition du rôle de l’équipier, le détail des lots de reconnaissance longue et difficile, le rôle de l’équipier au sein du binôme, les règles de sécurité et de prévention. C’est le préambule, sur 5 pages. Et il est bien construit ! Il ne perd pas de temps, va droit au but, et le fait de manière toujours claire, illustrée et lisible.

Clair, lisible et pertinent.

La seconde partie traite des équipements de protection. On y trouve le détail des EPI d’un sapeur-pompier, dont bien sûr la tenue textile classique… mais aussi les tenues spécifiques qui n’ont rien à voir avec l’incendie.

J’aurais plutôt vu les différentes tenues (« insectes », « pollution hydrocarbures », « plongeur », « extraction », « contamination », « GRIMP », « Scaphandre » etc… et même la tenue de sport !) dans le module transverse. Je n’ai pas compris l’intérêt de placer toutes les tenues d’intervention au milieu de la partie incendie et c’est la première fois dans ces manuels que je trouve un choix peu pertinent ! La perfection n’existant pas, reconnaissons au moins à ce manuel le mérite de présenter l’intégralité des tenues d’intervention possibles, même si elle n’est pas forcément placée à l’endroit le plus judicieux.

Tenues de spécialistes. Intéressant, mais à mon sens placées dans le mauvais module.


Cette partie est donc très peu dédiée à l’incendie. Cependant, on y trouve les conseils sur l’importance de l’entretien des EPI, en particulier des tenues feu, puisque rappelons-le, les suies qui se déposent sur nos textiles sont le résultat de la dégradation de multiples matériaux et ont été reconnus extrêmement cancérigènes. Attention, donc ! et bravo pour ce rappel important, car les « anciens » dans les casernes n’en ont pas forcément conscience et il est important que les nouvelles recrues apportent ces notions d’hygiène et de sécurité.

Ensuite arrive la partie sur les ARI, appareils respiratoires isolants. Elle a pour but d’apprendre au futur équipier « à savoir s’équiper de la protection respiratoire, procéder à ses contrôles et agir selon la méthodologie opérationnelle définie par les principes du GNR et en conformité avec les consignes départementales » (p.210).

On commence par un apport théorique sur les atmosphères non-respirables, puis sur les contraintes physiologiques liées au port de l’ARI. Des schémas et des symboles facilitent la lecture et marquent les points importants.

Les schémas, photos, signalétiques et couleurs viennent renforcer la compréhension

C’est concis, et complet.

On trouve ensuite les principes de fonctionnement de l’ARI, à commencer par sa nomenclature.

On trouve ainsi tout ce qu’il y a à savoir sur les différents types d’ARI, qu’ils soient à circuit ouvert (comme dans mon département), ou fermé. Les règles à respecter avant, pendant et après l’engagement sont données de manière claire et complète.
La mise en œuvre de l’ARI est également très complète, illustrée et on y trouve absolument tout (et plus) ce que j’ai pu apprendre lors de ma FI. Un petit rappel de la loi de Mariotte au passage ! Et bien entendu les procédures avant, pendant et après engagement. Des schémas très bien conçus synthétisent le tout.

Un rappel sur les environnements à risque suit, donnant notamment les bases d’explosimétrie, les procédures gaz renforcées, les risques chimiques, radiologiques, électriques, d’effondrement. Comme pour les tenues, je me suis demandé pourquoi on trouvait autant d’informations détaillées sur les risques radiologiques par exemple… d’autant plus qu’il s’agit d’une spécialité non enseignée lors de la FI chez moi. Mais qui peut le plus peut le moins, ça fait ça en plus dans son bagage « culture pompier » !

Les risques chimiques

J’ai trouvé la partie sur la Préservation des Traces et Indices très intéressante. Il y a quelques années, lors de ma FI, ce sujet n’était quasiment pas abordé. On se contentait de nous dire de faire attention à ne pas tout détruire en utilisant trop d’eau. Aujourd’hui, on y met l’accent lors des modules incendie dans mon département, et on a pu assister à la naissance d’une spécialité PTI.

La préservation des traces et indices


Les informations sur les fluides et le déblai sont dans la lignée du reste du manuel : clair, précis, sans superflu. Les matériels sont présentés efficacement, leur utilisation également. Les règles de sécurité sont données.

Vient ensuite la partie Sauvetages et Mises en sécurité. On y trouve les principales techniques de sauvetage, et surtout toutes les informations et manœuvre concernant le LSPCC. Là encore, je ne suis pas déçue : il y a tout. Le contenu d’un LSPCC (engin ou échelle), avec les caractéristiques de chaque agrès, les notions de contrôle et d’entretien du matériel, les amarrages, les nœuds (décomposés !), le reconditionnement, et bien entendu les manœuvres : sauvetage par l’extérieur (point fixe classique ou humain), sauvetage en excavation, protection contre les chutes, et reconnaissance d’appartement/ouverture de porte. Chaque manœuvre est illustrée par sa fiche technique, claire, lisible, où les rôles de chacun et le matériel utilisé sont indiqués.

Sauvetage par l’extérieur

On y trouve ensuite les techniques de maniement des échelles, et même de sauvetages de sauveteurs !

Avant dernière partie de ce module incendie, la partie Alimentation, Etablissements et Extinctions.

Sommaire alimentation, établissement et extinction

Elle commence par les engins de secours. Je ne m’y attarderai pas, les infos sont pertinentes mais ne méritent pas que j’y consacre un grand paragraphe. Même remarque cependant que pour les différentes tenues : ce passage a plus sa place côté transverse selon moi.

Indispensable mais mal placé.

On arrive ensuite sur les matériels de lutte contre l’incendie. Un rappel sur les extincteurs, et surtout sur les pièces de jonctions, accessoires hydrauliques, tuyaux, lances, dévidoirs, production de mousse : le préambule indispensable aux manœuvres ! Chaque pièce, chaque matériel est décrit et photographié ou dessiné avec précision. Leur usage est décrit. C’est un excellent support de révision avant, pendant, et après la formation !
Je passe sur la partie alimentation, très complète avec des informations générales et précises, du réseau de distribution aux poteaux d’incendie (avec fiches techniques d’utilisation) pour arriver sur la partie établissements.

Les établissements illustrés

Très complète également, on y trouve les différentes manœuvres d’établissement schématisées, avec le rôle de chacun, les règles de sécurité, les principes généraux, des photos.

Les schémas offrent une bien meilleure compréhension des manœuvres.

Bien entendu, les principes d’extinction sont énoncés, avec tous les éléments nécessaires à la compréhension d’un incendie, de ses risques et conséquences dans le but d’agir le plus efficacement possible.
On y trouve donc le triangle du feu, les classes du feu, les modes de propagation, le comportement des matériaux exposés au feu…
Puis la Marche Générale des Opérations.

La MGO

Le manuel ne fait pas non plus l’impasse sur les phénomènes thermiques, nous offre un schéma de courbe de développement du feu, bref, toutes les informations apportées lors du module incendie dans mon département y sont. Explicite, aéré, concis et pédagogique.
Le module incendie se termine sur les Moyens Elévateurs Aériens.

Concrètement, c’est un module bien construit, même si je m’interroge sur la pertinence de certains passages au sein du module. Tout ce que j’ai pu apprendre pendant ma FI y est, c’est clair, bien construit, illustré de manière pertinente.



4. Module Interventions Diverses

Ce dernier module permet “de connaître les différentes techniques mises en oeuvre lors des interventions diverses, de mettre en oeuvre les matériels et techniques liés aux opérations diverses et d’exécuter efficacement les activités diverses conformément aux ordres donnés par le chef d’agrès“. (p.417)

Il se compose de deux parties : mise en eouvre et respect des règles de sécurité des matériels d’opérations diverses, et intervention sur ascenseur. Et bien entendu, l’immanquable test des connaissances.

Sommaire Opérations Diverses

La mise en oeuvre et respect des règles de sécurité des matériels d’opérations diverses :

On y trouve les matériels d’épuisement et d’assèchement : cette partie nous offre toutes les connaissances nécessaires à l’épuisement d’un local envahi d’eau stagnante. On y trouve des formules de calcul de surfaces et de cubage, afin d’estimer la quantité d’eau, le matériel de base et sa mise en oeuvre… Mais aussi les descriptions des matériels hydrauliques spécifiques aux épuisements (hydroéjecteur, vide-cave, turbopompe…)

Mise en oeuvre d’une MPR

On y trouve également les matériels électriques portatifs et leurs mesures de sécurité (attention au thermique !), comme les groupes électrogènes… Le lot éclairage n’est pas oublié, et est décrit avec le soin habituel, les outils de forcement sont présentés avec soin, ainsi que les matériels de calage temporaire et leur mise en oeuvre pour l’étaiement d’urgence (sur lequel ma FI avait fait l’impasse…).

Description de matériels

Les manœuvres de dégagement sont également correctement décrites, avec les nomenclatures des tronçonneuses, leurs conditions d’utilisation, dangers et bien sûr règles de sécurité. Même si je ne suis plus équipière, je ne cache pas que revoir la nomenclature de la tronçonneuse a été plutôt bénéfique ^^

La nomenclature de la tronçonneuse…

La deuxième partie de ce module concerne les interventions sur ascenseur. Il s’agit ici d’être en mesure de délivrer une ou plusieurs personne(s) coincée(s) dans un ascenseur sans moyen de sortir par eux même, lorsque le technicien ne peut intervenir rapidement.

Les ascenseurs

On y trouve la nomenclature d’un ascenseur, ses principes de fonctionnement qu’il soit électrique ou hydraulique. La procédure d’intervention est décrite méthodiquement, avec photos et illustrations et moyens mnémotechniques, puis le test de connaissances.

La dernière partie du module Opérations Diverses concerne les risques animaliers. On y évoque la capture d’animaux, et la neutralisation d’hyménoptères.

Sommaire Risques animaliers

Cette partie nous enseigne la conduite à tenir face à différentes espèces d’animaux, des bases de connaissance des comportements animaux (chiens, chats, équidés, bovins, autres mammifères de la ferme et animaux classifiés NAC, nouveaux animaux de compagnie, ce sont les animaux exotiques de type mygale, serpents, sauriens, primates et rapaces). Un rappel de la règle de Hédiger y est faite (ligne critique, et ligne de fuite, qui garantit la sécurité du SP).

Comportements canins

Un rappel du rôle et des grades des vétérinaires SP, des moyens de protection du personnel et des matériels animaliers ainsi que de leur mise en oeuvre suit la présentation des espèces et la conduite à tenir face à chacune d’elle.

Mise en oeuvre du matériel

Pour finir, la dernière partie de ce manuel nous parle des neutralisations d’hyménoptères. Certains SDIS ne pratiquent plus ce type d’intervention chez les particuliers, hors notion d’urgence (personne allergique). On y trouve un rappel des tenues d’intervention, un rappel des risques, les règles d’utilisation des produits de destruction, le déroulement type d’une intervention et les précautions à prendre selon les espèces.
Un rappel nous permet d’apprendre à identifier les différents types d’hyménoptères, dans le but de différencier les espèces protégées (abeilles, bourdons) des espèces nuisibles (guêpes et frelons).

Pour conclure ce test, ces deux manuels devraient faire partie de la bibliothèque de tout jeune (ou moins jeune) équipier de sapeur-pompier. Ils constituent un excellent complément à la formation initiale, et même un excellent support de formation. Si j’y ai relevé quelques coquilles (comme quelques fautes d’orthographe ou mauvais choix de classement d’informations, ou photos imprécises), l’ensemble est bien construit, pédagogique, visuellement agréable à regarder.
Je lui reproche cependant l’absence d’index détaillé complet au début ou à la fin de l’ouvrage, qui faciliterait un peu son utilisation et la recherche rapide d’une information. Le code couleur de chaque partie visible sur la tranche pallie un peu à ce manque, mais ça reste un point négatif pour moi.
Le bilan reste malgré tout plus que positif. Aucune notion ne semble oubliée, les pas-à-pas des manoeuvres sont pertinents, rien de ce que j’ai lu ne m’a laissée dans l’incompréhension.
Icone Graphic fait honneur à sa réputation avec ces livres, que je recommande sans aucune hésitation.

Je les remercie chaleureusement de leur confiance pour ce premier test.
Participez au jeu Icone Graphic/HDP – Histoires de Pompiers pour tenter de gagner un exemplaire de ces ouvrages, et d’autres cadeaux ! Pour cela, rendez-vous sur nos pages Facebook respectives !

Test de la Poche Calendriers Master par Dimatex

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J’ai utilisé la poche MASTER de DIMATEX sécurité pour faire mes calendriers cette année. Il est maintenant temps de vous faire le retour de ce test.

Le Test du produit :

Je tiens d’abord à préciser que HDP n’est pas sponsorisé pour réaliser ce test, le code promo permet seulement à la communauté HDP de l’acheter moins cher.

Utilisation pour les calendriers :

J’ai eu l’occasion de me servir de la poche Master lors de ma tournée de calendriers. Elle a été pensée pour être utilisée à cet effet et ça se voit ! Elle dispose d’un compartiment externe à l’arrière pour y mettre un calendrier de présentation (celui qu’on présentera à chaque fois pour ne pas abîmer les autres). Au centre, on trouve un compartiment principal pour y mettre les calendriers. Enfin en frontal on trouve deux pochettes pour y mettre des crayons, de l’argent etc… Etant dans un département côtier j’ai aussi pu facilement séparer les calendriers classiques des calendriers des marées. Très pratique pour ne pas perdre trop de temps.

Vous noterez également la présence d’une petite pochette pour y glisser sa carte FNSPF. C’est un détail mais c’est utile pour ne pas avoir à chercher sa carte si on nous la demande.

Dimatex fourni également une petite pochette porte-monnaie qu’on peut mettre sur la sangle bandoulière. Personnellement j’y mettais de l’argent d’avance pour pouvoir rendre la monnaie, et ne pas mélanger avec l’argent qu’on me donnait, mais chacun fera comme bon lui semblera !

Utilisations diverses : 

Du fait de son agencement, la poche Master a aussi été pensée pour servir à transporter un ordinateur portable, des documents, etc… Sa robustesse et sa qualité de finition en font un bon investissement si vous voulez transporter votre ordinateur en toute sécurité ou bien vous en servir en tant que porte-documents.

Personnalisation :

Dimatex a eu la bonne idée d’ajouter des supports velcro sur la poche pour la personnaliser. Écusson, patch, bande patronymique, grade, etc. Vous pourrez la personnaliser à votre guise. J’ai donc un peu personnalisé la mienne.

Dans l’ensemble j’ai été très satisfait de l’utilisation de cette poche Master et je pense qu’elle conviendra à tous les adeptes des tournées de calendriers pour les rendre un peu plus faciles et confortables à faire.

La possibilité de personnalisation est sympathique.

 

Bandoulière Black-line & Full Black 1m :

La sangle réglable d’une longueur de 70cm à 100cm n’est malheureusement pas fournie avec la poche Master. C’est un peu dommage car c’est très utile, voire indispensable, vu le poids de la poche quand elle est chargée en calendriers. Elle coûte 9€60 (avec le code HDP) il faut donc le prendre en compte dans son calcul. Toutefois, pour ma part, j’ai tout simplement mis une sangle que j’avais sur un autre sac, et elle fait très bien l’affaire !


Caractéristiques Techniques :

– Mousse anti-choc sur toutes les faces
– Portage à main et en bandoulière (en option)
– 2 porte-crayons sécurisés par le rabat principal
– 1 grande poche frontale sécurisée par le rabat principal

– 1 petite poche frontale zippée en accès direct
–  1 pochette amovible (monnaie, clefs, clef USB)
– 1 porte-étiquette
– Supports velcro : grade, bande patronymique, patch…

Dimensions de la Poche Master : 

  • Hauteur :26 cm
  • Largeur : 40 cm
  • Épaisseur :6 cm
  • Tissu Polyamide 1980D étanche

Disponible pour 39€20 sur la boutique DIMATEX avec le code HDP : PARTHDP20

 


L’avis HDP

 

 
Poche Calendriers Master par DIMATEX 

LES PLUS : 

  • Très bonne ergonomie
  • Pensée pour des pompiers
  • Qualité de confection
  • Utilisable dans le civil

LES MOINS : 

  • Sangle non fournie

Le Résumé : Après avoir fait mes calendriers avec la poche Master je peux dire que je l’ai adoptée ! Elle a été pensée par des pompiers pour des pompiers, et ça se voit. Dommage pour la sangle qui n’est pas fournie avec, sinon ça aurait été un 5/5. HDP recommande vivement ce produit.

Reportage au coeur du feu de Générac

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Ce Vendredi 2 Août, un incendie s’est déclaré sur la commune de Beauvoisin, à proximité de Générac dans le Gard (30).

Un vent très important sur place a participé au développement rapide du sinistre.


De nombreux moyens au sol ont été engagés, appuyés par les avions bombardiers d’eau de la Sécurité Civile.


Le feu a parcouru plus de 300 hectares avant d’être fixé dans la nuit de Vendredi à Samedi.

Un reportage SICOM Urgence signé Hugo Halsouet, Lucas Domenech et Romain Bruneau

Suivez SICOM sur Facebook : SICOM Urgence

Rosenbauer Panther : un félin au service des aéroports

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rosenbauer-panther

Le Panther est un véhicule de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs. C’est un engin rapide avec de fortes capacités offensives. Il viendra à bout de n’importe quel incendie en quelques minutes avec une équipe réduite (SSLIA*)

Ce véhicule monté sur un châssis 8×8 et propulsé par un moteur de 1450 chevaux est capable d’atteindre les 80km/h en moins de 25 secondes pour une vitesse max de 135km/h le tout pour un poids total de 32 tonnes tout équipés.

Il mesure un petit peu plus de 12 mètres de long pour 3,8 mètres de haut et 3 mètres de large. Les capacités offensive de cet engin hors normes le sont tout autant puisqu’il a une cuve de 12 500 litres d’eau accompagnés d’un réservoir mousse de 1500 L et d’un récipient à poudre de 250kg.
Le Panther est capable de débiter 10 000l/min à 10 bar de pression autant dire que c’est un peu la Ferrari du pompier.

Ce véhicule est déjà en dotation dans de nombreux aéroports, notamment à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle près de Paris.

Caractéristiques :

  • Série: PANTHER
  • Type de véhicule: FLF 12500/1500/250
  • Pays:Allemagne
  • Équipage: 1 + 3
  • Dimensions du véhicule L xlxh: 12 300 x 3 000 x 3 800 mm
  • Poids total autorisé:32 000 kg

Châssis:

  • Configuration: 52.1450 8×8
  • Empattement: 3 900 mm
  • Puissance du moteur: 1104 kW / 1450 ch

Capacités offensive

  • Réservoir d’eau: 12 500 l
  • Réservoir de mousse: 1500 l
  • Conteneur de poudre:250 kg
  • Équipement de pompage: N110
  • Système de dosage de mousse: FOAMATIC E
  • Système d’extinction d’eau: PLA 250 kg
  • Performance d’extinction: 10 000 l / min à 10 bar
  • Enrouleur de tuyau: Moulinet ND
  • HRET: STINGER 16.5m
  • Lanceur au HRET: RM65

Côté esthétique rien n’a été laissé au hasard, la ligne est volontairement futuriste, le véhicule est équipé full led, ce qui est intéressant aussi bien pour l’esthétique que pour la sécurité. La sécurité parlons-en justement, grâce notamment à son châssis 8×8 le Panther bénéficie d’une tenu de route aussi efficace sur bitume que sur chemin, il est capable de rouler sur terrain accidenté sans pour autant mettre en danger l’équipage. Sur la vidéo de présentation ci-dessous un passage est justement dédié à cette problématique que connaissent bien les pompiers aéroportuaires.

Le nouveau Panther de Rosenbauer

* SSLIA : Service de Sauvetage et de Lutte contre les Incendies d’Aéronef

À propos de Rosenbauer :

Rosenbauer est l’un des premiers constructeurs au monde de matériels de pompiers dans le cadre de la lutte anti-incendie et des interventions d’urgence. Pour plus de 150 ans, le nom de Rosenbauer est synonyme d’innovations décisives et de technologies révolutionnaires en matière de construction de véhicules de pompiers et de moyens d’extinction conçus selon les normes européennes et américaines. Rosenbauer propose aux pompiers une gamme complète comprenant des véhicules d’extinction communaux, des échelles pivotantes, des bras élévateurs, des véhicules aéroportuaires et industriels, des véhicules à usages spéciaux, des systèmes d’extinction, des équipements de pompiers, des installations d’extinction stationnaires et des solutions de gestion de véhicules et des interventions dans le domaine de la télématique. Grâce à son réseau international étendu à plus de 100 pays, Rosenbauer offre à ses clients des services complets en matière de maintenance, d’assistance à la clientèle et de reconditionnement.

Site internet : https://www.rosenbauer.com

Twitter : @RosenbauerGroup

Facebook : rosenbauergroup

Youtube : RosenbauerGroup

Instagram : rosenbauergroup

L’impressionnant nouveau fourgon des pompiers d’Oslo

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3 de ces monstres de technologie vont bientôt équiper les pompiers d’Oslo en Norvège. Sur châssis Scania, ils sont équipé par Egenes Brannteknikk AS

Ce superbe véhicule va bientôt équiper les sapeurs-pompiers d’Oslo en Norvège ! La pompe a une puissance de 3500l/min à 10 bars et de 400l/min à 40 bars. La cuve a quant à elle une capacité de 2 500l d’eau.

Pays nordique oblige, le système de refoulement est équipé d’un chauffage pour assurer son efficacité en hiver.

L’avant du véhicule est équipé d’une lance de pare-chocs télécommandable et d’un treuil.

Le toit du véhicule permet de stocker astucieusement du matériel, comme par exemple ce plan dur dans le coffre de toit ! On y retrouve aussi les traditionnelles échelles et des spiraux.

L’intérieur du véhicule est lui aussi assez sympa ! Notez que la cabine arrière est prévue pour 3 personnes et non 4 comme pour les fourgons français.

Le véhicule emporte aussi du matériel comme des tronçonneuse, ventilateur, disqueuse, et tout le nécessaire pour le secours routier.

Pas de dévidoirs à l’arrière, mais une pompe assez impressionnante.

Puissance : 3500l/min à 10 bars et 400l/min à 40 bars

Capacité de la cuve : 2 500l d’eau.

Sources : www.egenes.as

Page Facebook du constructeur : Egenes Brannteknikk AS

Les 80 ans du Bataillon des Marins Pompiers de Marseille

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A l’occasion de ses 80 ans, le Bataillon de marins-pompiers de Marseille a invité les marseillais sur l’esplanade du J4.

Tout au long de la journée, le public est allé à la rencontre des marins-pompiers pour découvrir les multiples facettes du métier et ses spécificités au travers d’expositions de matériels et de tenues d’interventions mais également en visitant les engins opérationnels de l’unité ainsi que les véhicules de collection. Les visiteurs ont ainsi pu découvrir l’historique de l’unité et ses évolutions au travers des 80 dernières années.

De nombreux ateliers ont permis aux visiteurs de rentrer dans le cœur du métier de marins-pompiers : initiation aux gestes qui sauvent, parcours sportif pompier, bac à feu et manœuvre de lances, grande échelle, tyrolienne, chiens sauveteurs et leurs maîtres. De plus, la journée a été ponctuée de démonstrations dynamiques du savoir-faire du Bataillon, sur terre, en mer et dans les airs avec le concours de la Les Sauveteurs en Mer – Station SNSM Marseille et d’un hélicoptère de la Sécurité civile et de la Marine Nationale.

L’évènement a reçu la visite du vice-amiral Charles-Henri Garié, commandant le bataillon de marins-pompiers de Marseille, et de M. Julien Ruas, adjoint au Maire de Ville de Marseille délégué au bataillon.

Cette journée a été un réel succès avec une forte affluence : entre 6 000 et 7 000 personnes d’après les premières estimations. Les enfants ont grandement apprécié les différents ateliers et les goodies ont été victimes de leur succès avec une rupture de stock très rapide.

Cette journée, riche en échange et émerveillement, a également ravi les marins-pompiers sur place, fiers de partager leur passion et leur vocation, le métier de marin-pompier à Marseille. ⚓️🚒

La page FB de SICOM Urgence :https://www.facebook.com/SICOMUrgence/

Test de la cale de porte Pitbull par Dimatex

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Voila plusieurs mois que je teste la cale de porte Pitbull proposée par Dimatex Sécurité. Outil indispensable du chef d’équipe, voyons ce qu’elle vaut.

Pour commencer par le côté historique, Dimatex s’est basé sur des retours d’expérience pour développer ce produit avec pour maitre mot : la fiabilité.  La cale, une fois en place, ne doit plus bouger sans une action humaine. Sur un incendie, une porte qui se ferme, ou pire une porte qui s’ouvre peut avoir un impact réel sur la ventilation opérationnelle et le développement du feu, mettant ainsi en danger le ou les binôme(s) engagé(s).

Dimatex a donc beaucoup insisté sur la qualité du revêtement antidérapant et on peut dire que de ce côté là le pari est réussi. Lors de mon test la cale s’est bien comportée même lors d’un test sur du carrelage pour retenir une lourde porte en fer avec ferme-porte automatique.

Un point interessant à souligner est qu’il est possible d’insérer un bâton lumineux à l’intérieur de la cale. Cela permet non seulement de la retrouver facilement à la fin de l’intervention, mais aussi de mieux s’orienter dans le noir. Plutôt bien pensé, et c’est toujours bon à prendre !

Côté pratique il est facile de sortir la cale de son étui, aucun problème de ce côté là. L’étui peut paraitre encombrant, mais il permet de la fixer solidement à un support, s’il vous dérange dans une poche, vous pouvez tout à fait le retirer pour ne garder que la cale.

Où mettre la cale ? 

A cette question, vous avez l’embarras du choix !

En dotation personnelle, l’évidence est de la mettre dans la tenue de feu. Dans ce contexte là son encombrement devra être pris en compte si vous avez l’habitude de bien charger vos poches (comme moi). Personnellement je suis chef d’équipe et chef d’agrès, donc entre la cale de porte, la polycoise, les crayons et calepin, les sangles, une poche de libre pour la radio, une lampe, un couteau, etc… Et bien on a vite fait de ne plus avoir de place. Mais bon, si moi j’ai trouvé la place de la prendre, je suis sûr que vous y arriverez aussi !

En dotation collective vous pouvez la mettre sur un ARI (par exemple celui de l’équipier), son étui de bretelle s’adapte parfaitement à ce rôle et une fois sur le dossard elle ne bougera pas. Il n’y a pas de risque de la faire tomber ou de la perdre dans sa progression. Le gain opérationnel est évident, la maitrise des ouvrants étant indispensable de nos jours sur un incendie.

Il est aussi possible de la mettre sur un sac PS dans un contexte de secourisme. D’expérience, on doit souvent se servir de ce qu’on a sous la main (un paillasson, un pot de fleur) pour par exemple caler une porte de hall d’immeuble… Avec une cale sur le sac PS, non seulement on n’aura plus à appliquer l’article 22 pour caler la porte, mais en plus elle est équipée d’une “flamme d’intervention” avec tout simplement indiqué “intervention pompiers”. Simple et efficace, logiquement un humain normalement constitué devrait comprendre qu’il ne faut pas la retirer.

Quelle utilisation?

Jusque-là je n’ai abordé que les aspects positifs de cette cale, et ce à juste titre ! En revanche il y a un gros point noir à mon sens, et c’est le prix. La question n’est pas de savoir si Dimatex réalise ou non une belle marge sur ce produit (ce dont je doute car, vu la qualité son coût de production doit être élevé) mais bien de l’utilisation d’un produit qui, de base coute tout de même 60€.

J’ai sur moi des cales en bois basiques, et la cale Pittbull. Sur intervention, lorsqu’il s’agit de caler une porte qui n’est pas vitale pour l’intervention je préfère mettre une vulgaire cale en bois. Car d’une part, elle fera bien l’affaire dans la plupart des cas, mais surtout si je reviens et qu’elle n’est plus là, et bien… Ce n’est qu’un bout de bois ! Quand je laisse ma cale Pitbull dans un hall d’immeuble, où à l’entrée d’un bâtiment sur un incendie, j’ai toujours cette appréhension de ne pas la retrouver à mon retour.

Par nature, c’est un produit qu’on va devoir laisser derrière soi, sans surveillance. Ce n’est pas comme acheter personnellement une lampe ou un couteau qu’on va ensuite garder dans sa tenue. Dans mon test je ne peux pas être à 100% objectif, c’est évidemment un ressenti personnel. Ainsi certains n’auront peut-être pas cette crainte ( si c’est votre cas vous n’aurez alors aucun mal à utiliser cette cale en toutes circonstances). Mais si vous êtes comme moi, vous vous demanderez clairement : est-ce que ça vaut le coup de la poser? Parfois la réponse sera non, et parfois la réponse sera : “oui, clairement ça vaut le coup !”, car cette cale au point de pénétration avec un stick lumineux c’est une réelle plus-value opérationnelle ; cette cale en place c’est l’assurance qu’elle ne va pas glisser et mettre en danger du personnel ; cette cale en place c’est un moindre risque qu’un civil ne ferme la porte par inadvertance.

Pour rester pragmatique, dans certains cas une cale en bois fera très bien l’affaire, dans d’autres la cale Pitbull sera un bien meilleur choix. A vous de voir si ce type de produit peut correspondre à vos besoins.


Caractéristiques de la cale de porte : 

– Cale de porte en aluminium
– Revêtement antidérapant
– Flamme de signalisation d’intervention
– Etui de bretelle
– Largage rapide depuis son étui

Disponible pour 39€20 sur la boutique DIMATEX avec le code HDP : PARTHDP20


L’avis HDP
                                                                    
                                                               
Cale de porte Pitbull par DIMATEX 

LES PLUS : 

  • Très bon revêtement antidérapant
  • Pose avec bâton lumineux
  • Qualité irréprochable
  • Flamme d’intervention bien visible

LES MOINS : 

  • Le Prix

Le Résumé : Mon ressenti général est qu’on a affaire à un produit d’une grande qualité, c’est réel un gain en sécurité car on est sûr qu’elle ne va pas bouger et un gain opérationnel pour son utilité. Mais peut-être d’une trop grande qualité justement. Vu le prix, on y réfléchi à deux fois avant de la mettre n’importe où.

Immersion avec les pisteurs-secouristes de Praloup

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Durant 2 jours, l’équipe de SICOM Urgence a suivi les Pisteurs-Secouristes de la station de ski de Praloup dans les Alpes de Haute Provence (04).

Ils sont chargés de l’ouverture et de la fermeture des pistes, de la mise en place du balisage, de la signalisation et de l’ensemble des moyens de sécurité et de prévention des risques. 

Ils apportent les premiers secours aux blessés et les transportent au bas des pistes, où ils passent le relais aux ambulanciers.

Un reportage signé Romain BRUNEAU, Clément CORDONNIER et Damien ESCANEZ.

La page FB de SICOM Urgence : https://www.facebook.com/SICOMUrgence/

La Caserne d’Algesiras – Espagne

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Photographe de l’équipe Team Carquefou pour les Jeux Européens Police & Pompiers 2018, Julien a eu l’occasion de photographier la caserne d’Algesiras où s’est déroulé l’une des épreuves.

Armement : 

Avec des abréviations françaises, on retrouve 1 VL ; 3 VLHR ; 1 VPI ; 2 FPT ; 2 FPTSR HR ; 1 VSRL ; 1 EPA ; 1 VPL ; 1 Camion Benne ; 1 VIRT

> Julien Photographie SP <

Place aux photos… A la vérif du matin :

Équivalent d’une EPA en France :

Équivalent d’un VIRT : 

Équivalent d’un FPT : 

Équivalent d’un VPI : 

Équivalent d’un FPTHRSR : 

Équivalent VSR Lourd : 

Équivalent VLHR : 

Équivalent VPL : 

Quelques photos de la remise : 

48 heures d’immersion au CSP d’Avignon (84)

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Durant 48H, SICOM – Urgence a suivi les personnels du Centre de Secours Principal d’Avignon (84).
Secours à personnes, opérations diverses, incendies… Vivez le quotidien d’une caserne qui cumule chaque année près de 13.000 interventions.

 

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