Après le passage l’ouragan Irma sur les îles de Saint-Martin et de Saint-Barth, les secours s’organisent pour intervenir dans les zones sinistrées mais sont freinés par les dégâts, raconte Patrick Hertgen, de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France.

 

Search and rescue crew members clears a fallen tree during a search mission as hurricane Irma hits Puerto Rico in Fajardo on September 6, 2017. Irma is expected to reach the Virgin Islands and Puerto Rico by nightfall on September 6. / AFP PHOTO / Ricardo ARDUENGO

 

Les secours s’organisent après le passage de l’ouragan Irma sur les Antilles qui a fait six morts et de deux blessés graves, selon un bilan provisoire. L’objectif est d’accéder le plus rapidement aux îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy qui sont les plus touchées. Le docteur Patrick Hertgen, médecin urgentiste et vice-président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, a raconté, jeudi 7 septembre, sur franceinfo, les difficultés des pompiers sur place malgré leurs efforts.

 

franceinfo : Dans quelles conditions les pompiers de Saint-Martin et Saint-Barthélemy interviennent-ils ?

Patrick Hertgen : Les pompiers de Saint-Martin et Saint-Barthélemy ont une caserne complètement inopérante, détruite, inondée. Ils ne sont pas blessés mais ont énormément de difficultés pour intervenir. Ils n’ont pas de véhicules utilisables et les voies ne sont pas praticables. Ils intervenaient, ils travaillent, ils ne restent pas les bras croisés mais avec d’énormes difficultés. On est capable de travailler en situation et circonstances dégradées mais c’est beaucoup plus compliqué.

Quelles sont les missions prioritaires ?

Les premières missions vont être d’accéder au gens qui peuvent avoir besoin de nous. On n’est pas dans un schéma où on appelle le 18 ou le 112. On est dans un schéma où il va falloir faire des missions de reconnaissance. Les sapeurs-pompiers avec les sauveteurs vont accéder aux routes, vont tronçonner les arbres de façon à arriver jusqu’aux populations. Ils vont ensuite apporter les premiers soins et commencer à travailler sur les infrastructures, notamment sur les toits.

Avez-vous les hommes et les matériels en quantité suffisante pour de telles interventions ?

Enormément de sapeurs-pompiers sont volontaires et sont prêts. Le choix est de prendre les personnes disponibles. Ils vont partir à l’instant et peuvent ne pas savoir exactement quand ils vont rentrer. Le matériel est stocké, pas utilisé et conditionné. Il est prêt à être aérotransportable. On trouve des tronçonneuses, des pompes transportables, des bâches et du matériel d’urgence aux personnes.

Craignez-vous un bilan plus lourd ?

Il est très probable, hélas, que le bilan soit plus élevé.

 

Source : francetvinfo.fr

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